En soins infirmiers, nous avons régulièrement des examens de métrologie (soit la science de la mesure) afin de prouver que l'on est capable de calculer correctement les doses d'un médicament. L'autre jour je ne me souvenais plus comment calculer 2000 diviser par 24! J'ai donc fait une petite recherche google-lisante sur internet et je suis tombé sur les super vidéo d'Allô-Prof (tutorat pour les jeunes...et moins jeunes). Pas mal de stock intéressant et bien expliqué !
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dimanche 10 mars 2013
samedi 16 février 2013
Les sept (7) Bon dans l'administration des médicaments
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| Les "sept bons" dans l'administration des médicaments |
Le bon patient, client ou usagé : Effectuer une double identification auprès du client. Cette double identification consiste à demander au client de s'identifier par son prénom et son nom. Par exemple, ce n'est pas l'infirmière qui demande à son client s'il est bien M. Ernest Lavigeur. Le client lui-même doit se nommer. L'infirmière vérifie alors son identité avec la feuille d'administration des médicaments. Elle regarde aussi son bracelet d'identité avec la feuille d'administration des médicaments. Elle regarde aussi son bracelet d'identité en lisant le nom, prénom et le numéro de chambre et le numéro de dossier. Elle s'assure que le tout est conforme avant d'administrer la médication.
Le bon médicament : S'assurer que la médication à administrer corresponde à l’ordonnance médicale. Effectuer une bonne lecture et avoir une bonne compréhension de l’ordonnance.
La bonne dose : S'assurer que la dose prescrite est conforme à la dose recommandée dans la littérature. Une bonne pratique consiste à vérifier dans un volume de médicaments les posologies recommandées et les intervalles thérapeutiques, s'il y a lieu.
S'assurer que la dose est ajustée en fonction de la clientèle : Enfant, personnes âgées ou autres.
Effectuer un calcul lorsque la situation l'exige. Dans ce cas, procédé à la double vérification indépendante qui consiste à demandé à un autre professionnel de la santé de vérifier notre calcul ou notre dosage sans lui donner au préalable la réponse, ce qui pourrait fausser le résultat. Ce n'est actuellement pas une pratique obligatoire pour l'administration de tous les médicaments. Cependant, pour certains médicaments, potentiellement dangereux, celle-ci est obligatoire compte tenu des conséquence graves possibles (entre autres pour l'insuline, les anticoagulants et les analgésiques opiacés ou pour l'administration de dose ou de médicaments inhabituels).
La bonne voie d'administration : Il faut respecter la voie d'administration prescrite, l'infirmière ne peut modifier la voie d'administration sans ordonnance médicale. Avant d'administrer un médicament, elle doit effectuer une évaluation clinique du client afin de déterminer s'il peut recevoir le médicament par la voie prescrite.
Le bon moment : Bien lire la feuille d'administration des médicaments (FADM) afin de s'assurer de l'horaire d'administration du médicament. Administrer un médicament 30 minutes avant ou après l'heure prévue n'est généralement pas considéré comme une erreur. En effet, selon la charge de clients, il peut y avoir un certain délai qui ne compromet pas l'efficacité de la médication. Aussi, si l'infirmière à un doute ou une incompréhension quand à l'interprétation des abréviations utilisées (par exemple, die ou bid), elle doit demander au médecin, à une autre infirmière ou au pharmacien de clarifier l'information.
La bonne documentation : En premier lieu, il faut s'assurer de connaitre la médication que l'on administre. Puis, tout de suite après l'administration de la médication, il faut enregistrer la médication au FADM
On reconnait que le client est considéré comme désirant participer à ses soins, qu'on doit l'y inclure et encourager son engagement. En ce qui concerne son engagement, l'infirmière doit aussi s'assurer que le client a une bonne connaissance du médicament qu'il doit recevoir et qu'il consent à prendre la médication. Par exemple, à la suite de l'administration du Gravol (un antiémétique), elle indiquera que le client a été avisé de ne pas se lever rapidement car le médicament risque de l'étourdir.
La bonne surveillance des effets attendus et secondaire : L'infirmière doit s'assurer d'être bien documentée au sujet du médicament et faire preuve de rigueur dans les surveillance des effets attendus et des effets secondaires possible : C'est ce que l'on appelle la pharmacovigilance.
Source : Math et Med de Marlène Fortin p.24 à 27
lundi 17 décembre 2012
Classification (classe) des médicaments
Les médicaments sont classés en catégories qui présentent des caractéristiques similaires. La classification indique l'action générale, les effets de chaque médicament sur l'organisme et les symptômes qu'il soulage. Par exemple, monsieur Jean-Baptiste, atteint d'insuffisance cardiaque, prend un médicament appelé digoxine (nom générique) pour régulariser son rythme cardiaque, renforcer sa contraction cardiaque et ralentir la fréquence de son pouls. Ce médicament fait partie de la classe des cardiotoniques ou antiarythmiques. Un médicament peut aussi appartenir à plusieurs classes. Par exemple, l'Aspirin est à la fois un analgésique, un antipyrétique, un anti-inflammatoire et un anti-plaquettaire.
Texte tiré de Potter tome 2 p.685
Pour connaitre la classe d'un médicaments, l'on peut se fier à des ouvrages de référence tel que le Guide des médicaments ou le (CPS) Compendium of Pharmaceuticals and Specialties.
Voici quelques classes de médicaments que nous avons vus pour l'instant en première session :
Diurétique : Augmente la diurèse (la quantité d'urine)
Anti-pyrétique : Diminue la fièvre
Sédatif : Relâche les muscles squelettiques, soulage la tension et l'anxiété
Analgésique non-narcotique : Soulage la douleur d'intensité légère à modéré
Analgésique narcotique : Soulage la douleur d'intensité modérée à grave
Anti-émétique : Traitement des nausées et des vomissements
Anti-infectieux : Traitement et prévention des infections
Laxatif : Traite ou prévient la constipation
Antiplaquettaire : Médicament qui empêche les plaquettes de s'agglutiner et donc les caillots de se former.
lundi 10 décembre 2012
Les differentes voies d'administration d'un médicament
Un même médicament peut être administré par différentes voies. Selon la voie d'administration choisie, la vitesse d'absorption du médicament (processus par lequel le médicament passe dans le sang) peut varier. La voie d'administration est prescrite par le médecin. Le choix du médecin concernant la prescription d'une voie d'administration plutôt qu'une autre dépend, entre autre, des propriétés du médicament, de la région à traiter, de l'effet recherché et de l'état physique ou mental du client.
L'infirmière ne peut d'elle même décider de la voie d'administration à utiliser. Cette fonction appartient exclusivement au médecin. Toutefois, l'infirmière peut informer le médecin de la pertinence de l'utilisation d'une voie plutôt qu'une autre selon son évaluation de la condition clinique du client. Dans l'exemple qui suit, l'infirmière collabore avec le médecin pour déterminer la voie d'administration qui convient le mieux.
M. Huard. qui est âgé de 64 ans, est hospitalité depuis trois jours avec le diagnostic de diverticulite. Son état physique s'est peu à peu détérioré. Sa température atteint 39,2 Celsius. Il se plaint de nausées et vomit tous les liquides qu'il ingère. L'infirmière vérifie l'ordonnance de M. Huard et lit : "Acétaminophène (Tylénol) 325 mg/co, 2 comprimés per os si la température est plus élevée que 38,5 Celsius". D'après l'analyse et l'interprétation des données, l'infirmière pense que, en raison de ses nausées et vomissement, M. Huard ne pourra toléré une dose d'acétaminophène par voie orale. Elle consulte le médecin, qui prescrit l'acétaminophène en suppositoire rectal. Cette voie d'administration permet en effet d'administrer le médicament pour diminuer la température sans accroître les nausées.
Texte tiré du livre de Marlène Fortin, Math et Med p.7
Afin d'éviter les erreurs lors de l'administration des médicaments, il existe une méthode mnémotechnique (des constructions et associations qui facilitent la mémorisation) appelée les sept "bon" dans l'administration des médicaments. Voici celle concernant la bonne voie d'administration :
- Respecter la voie d'administration prescrite. L'infirmière ne peut modifier la voie d'administration sans ordonnance médicale.
- Avant d'administrer un médicament, elle doit effectuer une évaluation clinique du client afin de déterminer s'il peut recevoir le médicament par la voie prescrite. Ainsi, lorsqu'il y a doute en lien avec la voie prescrite, l'infirmière doit normalement en aviser le médecin et lui demander des précisions.
Les voies d'administration des médicaments
Voie orale (abréviation : per os ou po) :
Les médicaments administrés par voie orale ont un délai d'action plus long que ceux qui sont administres par voie parentérale. La voie orale, où les médicaments sont administré par la bouche et avalés avec un liquide, est la plus simple et la plus couramment utilisée. Les principales contre-indication à l'administration orale sont les problèmes gastro-intestinaux, la présence de nausées et de vomissement, l'incapacité à avaler la nourriture ou les liquides ainsi que la présence d'un tube nasogastrique.
Exemples de formes pharmaceutiques de médicaments administré par voie orale :
Comprimés (caplet)
Comprimés sécables
Comprimés entérosolubles
Capsule
Capsules à action prolongée
Gélule
Sirop
Solution
Etc...
Voie orale - voie sublinguale (SL) :
Certains médicaments sont déposés sous la langue, contre les membranes muqueuses buccales où ils se dissolvent avant d'être absorbés. Pour produire l'effet voulus, le médicament ne doit pas être avalé. Le client ne peut voire qu'après la dissolution compète du médicament, soit environ une demi-heure après.
Exemples : Petits comprimés, vaporisation
Voie orale - voie bucco-gingivale :
Consiste à placer le médicament solide dans la bouche, contre les membranes muqueuses des joues, jusqu'à sa dissolution. C'est une voie rarement utilisée. L'infirmière avise le client de changer de joue à chaque dose pour éviter l'irritation des muqueuses. De plus, le client doit être informer qu'il ne doit ni mâcher, ni avaler le médicament et qu'il ne peut boire de liquide en le prenant.
Exemples : Comprimés placés contre les muqueuses des joues
Voies parentérales :
L'administration parentérale consiste à injecter un médicament dans les tissus de l'organisme ou directement dans la circulation sanguine. Cette méthode nécessite l'application de techniques d'asepsie, est une méthode coûteuse et agit rapidement. Les quatre principales voies d'injection sont l'injection intradermique, l'injection sous-cutanée, l'injection intramusculaire et l'injection intraveineuse.
Voie parentérale - injection intradermique (id) :
En général, on utilise l'injection intradermique pour réaliser les tests cutanés (comme le dépistage de la tuberculose et les tests d'allergie). Comme il s'agit de substance puissantes, elles sont injectées dans le derme, où l'apport sanguin ralentit et réduit leur absorption. Pour les tests cutanés, les sites d'injection doivent être visibles afin que l'infirmière puisse observer les changements de couleur et l'intégrité des tissus. L'intérieur de l'avant-bras et le haut du dos sont les endroits les plus propices. Si la substance pénètre trop rapidement dans la circulation, le client risque de subir une réaction anaphylactique.
Exemple :
Tests cutanés ou
Tests d'allergies
Voie parentérale - injection sous-cutanée (sc) :
L'injection sous-cutanée consiste à administrer le médicament dans le tissus conjonctif lâche sous le situé sous le derme. Comme le tissu sous-cutané est moins riche en vaisseaux sanguins que les muscles, le début d'action du médicament est plus lent que dans le cas de l'injection intramusculaire. Les tissus sous-cutanés contiennent des récepteurs de la douleur. Par conséquent, le client peut ressentir une légère douleur.
Exemple :
L'insuline ou
La morphine.
Voie parentérale - injection intramusculaire (im) :
L'injection intramusculaire consiste à administrer le médicament dans un muscle ou la présence de nombreux vaisseaux sanguins en facilite l'absorption. La voie intramusculaire permet aux médicaments d'être absorbés plus rapidement que dans la voie sous-cutanée, parce que les vaisseaux sanguins sont plus nombreux dans les muscles. Les risques d'endommager les tissus sont moindres, car la médication pénètre dans le muscles. Par contre, le danger subsiste d'injecter le médicament dans les vaisseaux sanguins par inadvertance. L'infirmière se sert d'une aiguille plus longue et de calibre plus gros pour traverser les tissus sous-cutanés et pénétrer dans les tissus musculaire profonds. Les sites utilisés pour l'injection sont le muscle vaste externe du quadriceps, le muscle fessier antérieur ou postérieur, et le muscle deltoïde.
Exemple : Vaccins
Voie parentérale - injection intraveineuse (iv) :
L'injection intraveineuse consiste à administrer le médicament dans la circulation sanguine. Le médicament commence à agir dès qu'il pénètre dans le sang : il y a donc une absorption très rapide. L'infirmière doit être particulièrement attentive au calcul, à la préparation des doses et aux effets attendus. Un tableau de compatibilité des différentes molécules et des solutions est souvent utilité. La voie intraveineuse demeure également la voie d'administration idéale dans les situations d'urgence, lorsqu'il faut conserver des concentration thérapeutiques constantes dans le sang ou lorsqu'il doit y avoir une interruption rapide des effets.
Exemple : Antibiotique
Voie topique :
Médicament appliqué sur la peau, localement. Bien faire attention pour respecter l'asepsie des médicaments topique que l'on donne. Par exemple, au lieu d'appliquer un médicament sur une plaie avec notre doigts, l'on met des gants pour ne pas contaminer la plaie et le pot de médicament. Aussi, l'on en transfert un peu sur un tampon, de sorte que l'on ne puise pas directement l'onguent du pot d'origine à chaque application, ce qui contaminerais l'onguent.
Exemple :
Lotion
Onguent
Pâte
Timbre transdermique (ex : patch de nitro)
Voie respiratoire (en inhalation) :
Les médicaments administrés par inhalation sont rapidement absorbés, et leur action est rapide puisque les structures anatomiques les plus profondes de l'appareil respiratoire offrent une grande surface capable d'absorber les médicaments. Les médicaments pris par aérosol doseur et par aérochambre sont administrés en doses prémesurées de médicaments chaque fois que le lient ou l'infirmière appuie sur la cartouche.
Exemple : Le client qui reçoit des médicaments par inhalation est souvent atteint d'une maladie respiratoire chronique comme l'asthme, l'emphysème ou la bronchite chronique. Puisqu'il poursuit la plupart du temps la thérapie à domicile, il doit par conséquent, connaître la façon sécuritaire de les administrer.
Voie par muqueuse :
Médicament instillé dans une cavité anatomique. Le terme "muqueuse" renvoie aux membranes tapissant les cavités qui s'ouvrent sur le milieu externe, tel que le système digestif (muqueuse, sous-muqueuse, musculeuse, séreuse), les voies respiratoires, les voies urinaire, et les voies génitales. Il existe plusieurs voies d'administration par muqueuse telles que :
Voie nasale (nez) : Gouttes
Voie ophtalmique (yeux) : Collyre, onguent
Voie auriculaire (oreille) : La voie auriculaire est contre-indiquée dans le cas d'un tympan perforé.
Voie rectale (anus) (ir) (suppositoire) : Les suppositoire rectaux sont contre-indiquer dans les cas de chirurgie rectales ou de saignements actif du rectum. Il faut rentrer le suppositoire de 5 à 10 cm. On le "sent" lorsque le suppositoire est absorber et rentre par lui-même dans le rectum.
Voie vaginale (vagin) : Les voie rectale et vaginale place souvent le client dans l'embarras. C'est sûr que c'est gênant tant pour le client que pour l'infirmière, mais après 2 ou trois fois l'on s'habitue.
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