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lundi 20 mai 2013

Petite réflexion sur la confiance et les confidences

Je faisais cette réflexion l'autre jour, aussi avec une de mes amie psychologue, sur les confidences et la confiance dans une relation :

Lorsqu'on fait confiance a quelqu'un, cela veut généralement dire, quand on décide de lui raconter quelque chose : 

-Qu'il est capable de nous comprendre
-Qu'il est capable de ne pas nous juger
-Qu'il est capable de ne pas avoir de réaction dramatisante

***
Quelqu'un a décidé de nous faire confiance aujourd'hui et de se dévoilé quelque peu. Et cela malgré la peur possible d'un jugement (négatif) de la part de l'autre et de l’incompréhension, voire du rejet qui peut en découler.

Cette personne a décidée de nous confier un secret bien gardé : une relation difficile, une agression dans l'enfance, une virginité prolongée, une dépression actuelle ou surmontée, une mère alcoolique... Et nous avons décidé de ne pas le/la jugée.
 
À présent, est-ce que je peux raconter aux autres cette confidence ?

Pas vraiment, puisque cela briserais le lien de confiance qui s'est établis lorsque la personne a eu le courage de se confier à nous. Par contre, si cela est pertinent et utile, il peut être acceptable de raconter ce que l'autre nous a confier lorsque :

-L'on désire en discuter avec quelqu'un d'autre afin d'avoir son avis, de savoir ce qu'elle en pense : "J'ai une amie qui est en dépression, qu'est-ce que tu en penses ?"
-L'on désire utiliser cette "tranche de vie" pour faire prendre conscience à quelqu'un d'autre que sa situation est normale (de normaliser la situation), que ce n'est pas facile : "Tu sais, ce n'est pas facile de rencontré quelqu'un. J'ai une amie qui a eu 43 dates avant de trouver le bon !" ou encore : "je connais plusieurs de mes amies qui ont déjà vécue ceci ou cela...". 
À ce sujet, la psy que je suis allé voir pendant quelque temps a déjà utilisée (lorsqu'elle trouvait cela pertinent) plusieurs exemples d'autres patients qui étaient dans la même situation que moi, cela dans le but d'être plus convaincante. 

Bien sûr, pour conserver le lien de confiance, il faut conserver l'anonymat du confident grâce à des formulation du type : "j'ai un/une ami(e) qui...", "je connais quelqu'un qui..."

***

Dans le même ordre d'idée, Thomas Gordon a dressé une liste de douze obstacles à la communication dans son livre "Relations efficaces". Cette liste a été reprise par Pascale Reny dans son livre Savoir Communiquer Pour Mieux Aider que nous utilisons dans nos cours de communications en soins infirmiers.

Je trouve qu'un de ces obstacle à la communication, celui qui consiste à enquêter/questionner s'applique bien lorsqu'il s'agit de confidence :

Contrairement aux techniques de communication verbales qui visent à explorer un sujet en posant des questions [fermée/ouverte, hypothèse, recherche de précision, colombo], on se retrouve en présence d’un obstacle à la communication quand l’infirmière, au lieu d’être au service du client, tente d’assouvir sa propre curiosité en perdant de vue l’objectif thérapeutique de la relation.

« Vous avez été agressé sexuellement! Par qui ?! Où ?! Quand ?! Comment ?! » -Reny p.118

Ainsi, parfois faut-il se questionner lorsqu'on écoute l'autre nous faire une confidence :
Désire-t-on en savoir plus pour aider ou pour assouvir sa propre curiosité ?

vendredi 26 avril 2013

Les sept formes d’amour selon Robert Sternberg

Il n’y a pas une seule manière d’être amoureux et les motivations qui amènent les gens à vivre en couples sont nombreuses. De plus, notre sentiment amoureux pour une autre personne évolue dans le temps. Sans compter le fait que deux personnes s’aiment rarement de la même façon, ou pour les mêmes raisons.

Il existe plusieurs “taxonomies de l’amour” structurées à partir d’un petit nombre de catégories d’amour de base qui, en se combinant, ne permettraient peut-être pas de classifier l’ensemble des conduites amoureuses possibles, mais du moins baliser certaines tendances normatives. 

L’une des plus connues est la “théorie triangulaire de l’amour” du psychologue Robert Sternberg. Elle pose trois entités différentes qui peuvent, seules ou combinées, expliquer sept grands types de relations amoureuses. Ces entités sont: la passion, l’intimité et l’engagement.

Sternberg affirme qu’une relation amoureuse donnée peut être décrite par l’une des sept catégories, issu des combinaisons possibles entre ces trois entités, dont l’intensité peut évidemment varier.

La passion : l’attraction physique et le désir sexuel
L’intimité : le sentiment de proximité et de lien de confiance mû par l’échange de confidences
L’engagement : l’intention partagée de construire et de maintenir une relation à long terme avec l’autre


Amour-Toquade : Ici, il y a de la passion, mais pas d’intimité ou d’engagement. C’est l’amour d’une seule nuit, qu’on appelle souvent, et de manière assez peu élégante, le « one night ».

Amour Complice : Forme d’amour uniquement basée sur l’intimité. Par exemple, la relation d’un patient avec son thérapeute. Vous pouvez vous livrer de manière très profonde, sans pour autant ressentir de proximité physique et sans vouloir vous engager.

Amour vide : Cette fois, il y a de l’engagement, mais ni passion, ni intimité. C’est un contrat, en quelque sorte. Cela arrive à bien des couples, qui sont mariés et restent ensemble malgré le manque de communication ou de désir

Amour romantique : Intimité et passion, sans engagement. C’est l’amour qui concerne généralement des personnes jeunes. Chacune vivant de son propre côté.

Amour fou : Ici, engagement et passion, mais pas d’intimité. Un peu comme dans Belle du Seigneur ou Roméo et Juliette. Les amants se connaissent peu, mais ils s’aiment et se promettent de s’aimer toujours.

Amour amical : On se trouve dans le cadre de la profonde amitié, qui rassemble engagement et intimité, mais qui ne comprend pas de passion. Cela arrive souvent aux personnes qui se connaissent depuis des années et voient progressivement évoluer leurs sentiments amicaux vers des sentiments amoureux.

Amour accompli : Vous l’aurez deviné, c’est l’amour « idéal », qu’on nous vante dans les magazines et qui rassemble les trois composantes : passion extrême, engagement total et intimité profonde.

Sources : 

-Le cerveau à tout les niveaux : Les multiples visages du sentiment amoureux
-TonPsy : Les différentes formes d’amour
-Psychologie du développement de Kathleen Stassen Berger p.354

samedi 30 mars 2013

Les mécanismes de défense

La structure de la personnalité de Freud :

Ça : Instincts, les pulsions, c'est le “moi moi et moi” très égocentrique. Le ça fonctionne sur le principe du plaisir, ce n’est que “ça” qui lui importe.
Moi : Est la partie logique et le rationnel de la personnalité. Agit entre le ça et le surmoi.
Surmoi : La morale. C’est le surmoi qui guide ce qui est bien et ce qui est mal. Il représente nos valeur qui nous sont inculqué au fil des années.

Le ça et le surmoi ne sont jamais d’accord ou sinon ils le sont très rarement. Ces conflits entre le Ça et le Surmoi occasionnent parfois des conflits intrapsychique.

Qu’est-ce qu’un conflit intrapsychique ? C’est quelque chose que l’on ne veut pas s’avouer, qui est très frustrant, c’est un désir inavouable. Tous conflits intrapsychique provoque un stress. Et qu’est-ce fait le moi avec ce stress ? Il va réagir en utilisant des mécanismes de défense. Le moi ne réussira pas à résoudre ces conflit, de sorte que les mécanisme de défense sont la seule façon trouvé par le moi pour faire un compromis entre le ça et le surmoi et maintenir ainsi l'estime de soi. 


Les mécanismes de défense :

Les mécanismes de défense sont un moyens inconscients utilisés pour soulager l’anxiété (le stress) générée par les conflits du ça et du surmoi. Ainsi, tous les mécanismes de défense se trouvent dans notre inconscient (souvenez-vous de l’iceberg de Freud représentant le conscient, subconscient et de l’inconscient). On ne sait donc pas, on ne réalise pas que l’on utilise des mécanismes de défense dans le but de soulager notre anxiété.

Selon Freud, les conflits intrapsychique (conflit entre les instances du ça/pulsions et du surmoi/interdit moraux) peuvent créer de telles tensions ou anxiétés que la personne tentera de les minimiser en utilisant des mécanisme de défense, c'est-à-dire des moyens d'empêcher l'angoisse d'atteindre le conscient.

En résumé, les conflits du ça et du surmoi occasionnent des conflits intrapsychique qui provoquent un stress chez l'individu. Afin de géré ce stress, le moi va utiliser des mécanisme de défense inconscient pour ce protéger de cette anxiété et empêcher l'angoisse d'atteindre le conscient de sorte que l'on puisse maintenir notre estime de soi.

Quelques mécanismes de défense :

Refoulement :
Consiste à reléguer dans l'inconscient un souvenir pénible. D’empêcher quelque chose que j’ai vécu de pénible voir traumatisant d’accéder à la partie consciente de mon psyché en le tapissant dans mon inconscient.

Ex :
-Chantal a oublié qu'enfant, elle prenait plaisir à maltraiter son petit frère.
-Quelqu’un qui subit un viol pourrait faire du refoulement et ne même plus se rappeler de cette journée ni même de l’agresseur.

Projection : Consiste à attribuer à d’autres des motivations - généralement à caractère négatif - qui auraient été les siennes.

Ex :
-Une femme ou un homme qui met beaucoup d’effort pour rencontré l'âme sœur trouve que les autres ont des standards de rencontre bien élevés. C'est pour cela qu'elle ne rencontre pas... Alors que cette personne à elle aussi des standards de rencontre spécifique.
-Annie accuse souvent ses amies de colporter des préjugés sur telle ou telle personne. Cependant, ceux qui la connaissent bien savent que c'est sa propre attitude qu'Annie dénonce chez les autres.
-Laura écoute l'histoire d'une nouvelle amie qui lui raconte pourquoi elle a refusé de sortir avec un homme pourtant fabuleux parce qu'il n'avait pas assez d'argent. Laura trouve son amie méprisante, alors qu'elle aurait probablement faite la même chose.

Déni : Se protéger d'une réalité désagréable ou menaçante en refusant d'en admettre l’existence. À ce sujet, le déni est la première étape du deuil selon Elisabeth Kübler-Ross.

Ex :
-Ce n'est pas possible, ils ont dû se tromper. Je peux pas être malade. Je ne peux pas avoir perdu mon fils, être infertile, m'être fait laissé, etc.
-Un alcoolique refuse de reconnaitre sa dépendance à l'alcool. 
-Même si elle lui a clairement fait comprendre qu'elle ne voulait plus sortir avec lui, Gaston continue d'appeler son ex-petite amie comme s'ils se fréquentaient toujours.

Rationalisation : Fait de justifier une action ou un évènement problématique par une raison logique, rationnelle ou socialement acceptable.

Ex :
-Une étudiante justifie le fait de tricher à un examen en disant : "Tout le monde le fait" ou "J'ai été malade et je n'ai pas étudier, ce n'est pas de ma faute; alors j'ai le droit d'avoir mes points, même si c'est en trichant. 
-Craignant de ne pas être accepté en droit à l'Université Laval, Violette n'y pose pas sa candidature. Elle dit qu'elle refuse de fréquenter une institution de si peu d'envergure. 

Régression : Fait de revenir à un comportement typique d'un stade de développement antérieur pour se protéger d'une frustration ou d'une anxiété intolérable. 

Ex :
-Un enfant de cinq ans qui, à l'arrivé d'un nouveau-né qui retient beaucoup l'attention dans la famille, se remet à sucer son pouce, comme à l'époque où il était lui-même le centre de l'attention. 
-Depuis la naissance de sa petite sœur, Albert à recommencé à faire pipi au lit
-Un adulte boude quand ses amis ne répondent pas à ses demandes. 

Formation réactionnelle : Refuser de prendre conscience de désirs, pensées ou sentiments jugés inacceptables en adoptant des comportements qui leur sont contraires.

Ex : 
-Inconsciemment, Adrienne n'aime plus Jasmin, mais elle se refuse à l'admettre et répète à qui veut l'entendre qu'elle est de plus en plus amoureuse de lui. 
-Marie-Jeanne a toujours ressenti de la répulsion pour sa mère. Mais dans son for intérieur, elle n'arrive pas à accepter ce sentiment. C'est pourquoi, devant ses amis, elle dit toujours qu'elle adore sa mère. 

Déplacement : Fait de transféré une pulsion (sexuelle ou agressive) sur un objet autre que celui vers lequel la réaction aurait dû naturellement porter

-Il y a deux ans, Maurice est tombé amoureux de Sylvie, une ravissante rousse naturelle. Il lui a fait la cour pendant des moi, mais comme elle ne partageait pas ses sentiments, il a jeté l'éponge. Depuis, Maurice fréquente Claire, une autre rousse naturelle. 
-Jeanne ne comprend pas pourquoi son mari est si irritable depuis une semaine. Ce n'est pourtant pas de sa faute s'il n'a pas obtenu la promotion qu'il attendait. 
-Félix vient de rater un but facile. Furieux, il donne un coup de hockey sur la baie vitrée et engueule un spectateur.

Sublimation : Transformer des désirs non satisfaits ou des pulsions non acceptables en activités constructives ou socialement acceptables.

-Un enfant très agressif peut canaliser son énergie dans un sport et devenir un excellent joueur de hockey. 
-Josiane écrit des romans policiers et ses personnages principaux assassinent tous ceux qu'elle aimerait bien voir disparaitre de sa vie réelle.
-Quelqu'un qui aurait eu tendance à faire souffrir les autres devient chirurgien, canalisant ainsi "pour une bonne cause" le fait d'avoir "été obligé" d'infliger une certaines souffrance.

lundi 18 mars 2013

Voir nos difficultées en terme de problèmes/solutions et de causes/conséquences

Je faisait ces deux réflexions aujourd'hui...

Voir nos difficultés en terme de problèmes/solutions

Comme la plupart des gens, j'ai souvent eu (et j'ai encore) tendance, à "ruminer" mes difficultés ou les choses qui me tracassent sans arrêt. Par exemple, comme je vous le racontait, j'ai fais de l'anxiété sociale durant quelque temps (je le met au passé, puisque celle-ci c'est pas mal atténuée). Cette anxiété a disons anéantie toute mes tentatives de séduction avec la gente féminine durant quelques années !

Lorsque j'ai commencé à aller consulté ma psy (très compétente d'ailleurs), je me plaignait souvent de ne pas avoir de copine. Je trouvais d'ailleurs que rencontrer une fille était vraiment difficile - en fait, c'est difficile pour tout le monde - sauf que je m'en plaignait constamment... Puis ma psy qui était un peu exténuée de m'entendre me plaindre, m'a lancée du haut de son fauteuil la phrase suivante :

« Tu sais Francis, il n'y aura jamais une fille qui va venir cognée à ta porte pour te demandé si elle peut être ta blonde... »

Sincèrement, je n'aurais pas mieux résumé la situation! En effet, si je veux rencontré quelqu'un rien ne sert de me morfondre, je devrais plutôt y mettre des efforts, du temps et de l'énergie. Essayer de trouver des solutions à ce "problème" de célibat, à ma volonté de rencontrer quelqu'un qui me plaise bien. 

Ainsi, au lieu de ruminer constamment des pensées du genre :
 
« J’aimerais ça rencontrer quelqu’un »
« J’aimerais ça rencontrer quelqu’un »

Ou encore

« Je suis seul »
« Je suis seul »
« Je suis seul »

Ou peut-être 

« Les filles sont toutes comme ceci ou comme cela »

**À ce sujet, essayer de faire entrer l'autre sexe dans un moule, de lui accoler une étiquette : "Les hommes sont tous violent, les femmes sont toutes des manipulatrices". De faire des raisonnements inductif (soit d'élaborer des généralités sur les hommes ou les femmes à partir d'expériences, de lectures ou d'histoires entendues). Ces raisonnements peuvent malheureusement mener à un sentiment de frustration et de rancune envers l'autre sexe - qui peut être compréhensible selon notre histoire personnelle... Sauf que ce genre de frustration ne mène à rien, c'est improductif. Peut-être que certaines généralité sont véridique, mais il faut juste vivre avec !

« Les filles sont trop exigeantes, elles cherchent le gars parfait »

**À ce sujet, bien sûr il y a une question de "She's Out of My League"... C'est plate à dire, mais en terme de couple il y a un minimum de : "qui se ressemble s'assemble" (comme en amitié en fait), de sorte que la fille trop belle qui a deux doctorat en psychologie, bien il se peut (disons qu'il y a plus de probabilité) qu'elle sorte avec quelqu'un de son niveau physique, intellectuel et économique (bien que l'argent n'ai pas autant d'importance qu'on puisse le croire). Ceci dit, rien n'est impossible... Mais il faut peut-être, s'interroger sur les raisons qui nous pousseraient à vouloir absolument rencontrer quelqu'un de si "parfait" (Narcissisme ? Exigences trop élevée ? Mécanisme de défense ? - reprocher aux autres d'avoir des exigences trop élevées alors que nous en avons nous-même, etc.).

Donc oui les gens (les filles et les gars) ont des exigences de rencontre (leur petite "liste" personnelle). Mais en somme, ce que la majorité des personnes cherchent, c'est tout simplement :

1. Quelqu'un qui aime la vie
2. Quelqu'un que l'on trouve de son goût
3. Quelqu'un avec qui l'on a du fun
4. Et un soupons d'un petit quelque chose "d'inexplicable" qui nous fasse chavirer. Tel qu'un accent ou une origine exotique, une tenue vestimentaire qui lui va comme un gant, un regard perçant, un rire communicateur, un joie de vivre irrésistible, un être calme et reposant ou au contraire pleins d'énergie, un adulte qui a gardé son cœur d'enfant, un être à l'intelligence vive, etc.

***

Ainsi, au lieu de ruminer ses difficultés et ses problèmes, ce qui est plutôt improductif puisque ça ne mène à rien et ne sert à rien. Mieux vaut essayer de trouver des solutions concrètes à ces difficultés. J'ai un problèmes, quelles solutions s'offrent à moi ?

Par exemple, mes solutions peuvent être de me renseigner sur le "problème" en question...

J'ai donc lus des livres sur la séduction. 
Je me suis renseigné sur la mode et l'importance de bien s'habiller
J'ai réfléchis et cogité sur les faux pas et les bon coups à faire lors d'un date
Etc.

Ou mieux encore : Agir concrètement...

En s'inscrivant sur un site de rencontres.
En ayant des dates !
En essayant le speed dating !
En rencontrant du nouveau monde afin d'augmenter ses chances de rencontre.
Etc.

Voir nos difficultés en terme de causes et conséquences

L'autre jour j'ai eu cette discussion avec ma Psy qui m'a fait beaucoup réfléchir...

Je lui parlais des mes "angoisses" concernant mes relations sociales avec mes collègues de classes. Je trouvais que mon anxiété sociale m’amène parfois à être "mis à l'écart" puisque qu'il m'arrive d'être tendu lors de mes échanges avec les autres élèves. À cause de cette "nervosité" que je projette, il est possible que les autres me juge négativement et me mettent quelque peu à l'écart.

Puis j'ai demandé à ma psy : "Supposons que quelqu'un ne souffrirait pas d'anxiété sociale, pour quelles raisons pourrait-il être mis à l'écart dans une classe ou même dans une école d'après toi ?"

Alors m'a psy m'a expliqué que ce pourrait être à cause que cette personne n'approche pas les autres (ne fasse jamais les premiers pas), qu'elle ait un comportement agressif, qu'elle soit impolie, qu'elle ne sache pas initier une discutions, que cette personne manque tout simplement d'intérêts, etc...  En d'autres terme, il faudrait voir les difficultés de cette personnes en terme de conséquence (il est mis à l'écart dans la classe) et de causes (est-il agressif, approche-il les autres ?)

Si je crois être trop souvent mis à l'écart, que j'ai de la difficulté à me faire des amis, à être en couple, etc. Ce sont toutes des conséquences... Mais quelle en sont les causes (pas en terme psychanalytique, mais actuel !) : Un manque d'habileté sociale, une anxiété sociale sous-jacente, un manque d'intérêts personnel (lecture, art, techno, science, psycho) ? Ça reste à voir.

lundi 11 mars 2013

Petite réflexion sur la beauté... et la laideur

Voici un extrait tiré du livre de Christophe André : l'estime de soi - s'aimer pour mieux vivre avec les autres - que j'avais trouvé très touchant. Vue par les yeux d'une femme peu attirante, elle nous raconte comment être laid (ou laide) peut être vécu au jour le jour...

Extrait du chapitre VII :

"Il n'est jamais facile pour un psychothérapeute d'entendre une personne parler de sa laideur - surtout lorsque celle-ci est peu contestable. Que répondre dans l'immédiat qui ne soit mensonger ou vain? C'est sans doute pour cela qu'on ne répond rien et qu'on se met à questionner à son tour... Voici un extrait de la lettre qu'une de nos patientes nous adressa un jour :

Je sais que je suis laide. Je l'ai toujours su. J'étais déjà une enfant au physique ingrat. J'en ai eu très tôt conscience : les autres enfants ne se gênaient pas pour me le dire. Je faisait semblant de ne  rien entendre. C'est aussi ce que faisait ma mère, car elle entendait les sarcasme qui me visaient à la sortie de l'école. Elle en souffrait certainement, mais comme elle avait fait le choix de ne jamais m'en parler, j'avais moi aussi adopté cette attitude, et j'étais devenue complètement bloquée sur le sujet. Un jour, une de mes institutrices qui avait compris ma souffrance a essayé de m'en parler. Je n'ai pas pu décrocher un mot, alors que dans ma tête je me disais : voilà enfin quelqu'un qui m'a comprise. Elle a vue ma détresse, mais n'a plus jamais osé m'en parler. C'est un de mes pires souvenir d'enfance, plus encore que les moqueries : avoir été incapable de saisit cette main tendue... La laideur entraine une sorte de souffrance chronique à laquelle on finir par s'habituer, mais qui se ravive au moindre choc : une remarque, un regard appuyé, un sourire... Cela devient une prison et une obsession : on surveille les autres, en se demandant s'ils sont en train de se dire que... Et surtout, surtout jamais on n'en parle. Mais on est toujours malheureuse de cela. On s'habitue insidieusement à être mise à l'écart, à ne pas être choisie, à ne pas être préféré. On s'habitue à devenir une victime, un second rôle... Adulte, on est convaincue qu'il est inutile d'en parler, de se confier : on pressent trop bien que l'entourage va immédiatement mentir, se débarrasser de sa propre gêne en nous balançait les poncifs éculés sur la "beauté de l'intérieur", et toutes ces paroles inutiles. La laideur est le plus terrible des défauts : on peut essayer de modifier son égoïsme, ou d'agir sur ses peurs. Mais comment changer de corps? Souvent, j'ai rêvé de vivre dans un monde d'aveugles, où les apparences n'auraient plus d'importance..."

Pourquoi cette importance du physique dans l'estime de soi? Peut-être pour une raison toute simple : de toutes les compétences qui alimentent l'estime de soi, l'aspect physique est la plus immédiate, celle qui dépend le moins du contexte. Pour montrer ses compétences scolaires, il faut des examens; ses compétences athlétiques, des épreuves à franchir; son obéissance aux règles, un milieu qui la remarque et la valorise. La beauté, elle se manifeste en toute occasion [...]

vendredi 1 mars 2013

Anxiété sociale : Les pensées anxiogène les plus fréquentes

Voici un petit texte que j'ai  écris concernant les pensées anxiogène les plus fréquentes propre au trouble d'anxiété sociale. À droite j'ai aussi ajouté une colonne générale de restructuration cognitive concernant ce type de pensé. J'y suis vraiment allé par intuition sans lecture préalable. Puis me suis souvenu que Christophe André abordait ce sujet dans son livre sur l'anxiété sociale, La Peur Des Autres, j'en fait donc un petit résumé par la suite.


À ce sujet, voici un petit résumé du livre de Christophe André concernant la classification des pensées négatives (cognitions) qu'un anxieux social peut avoir.  

Premièrement, ces pensées prennent trois directions :

1. Son propre comportement, les pensées sur soi-même ou la surévaluation de la visibilité des défauts présumés tels que : rougir, trembler, manquer de culture ou "je n'aurais pas dû dire ça durant cette soirée..."
2. Ce que peuvent en dire ses interlocuteur, les pensées sur ce que disent les autres ou la surévaluation de la négativité du jugement d'autrui. Ce dire : "elle doit penser que ce que j'ai dit était stupide durant cette soirée..." ou encore "elle doit me juger négativement parce que j'ai rougis, trembler..."
3. Ce que les autres risquent de faire, les pensées sur ce que vont faire les autres ou la surévaluation des conséquences négatives de cette situation ou action : "elle ne voudra plus me voir, elle ne me réinvitera plus à faire des soirée entre amis."

Enfin, les processus cognitifs d'un anxieux social peuvent aussi être classé de manière temporelle selon que les pensées surviennent avant, pendant ou après l'exposition à la situation stressante.


***

Laurent 36 ans, conducteur de travaux public : 
"C'est incroyable tout de même ce que je peux me compliquer la vie... Je n'arrête pas de me demander si ce que j'ai fait est bien, quelle impression les autres ont de moi, si je n'aurais pas dû dire les choses différemment, comment les gens vont réagir à mes faits et gestes... Ma femme me dit toujours qu'au lieu de m'occuper de toutes ces questions, je ferais bien de vivre un peu. Mais c'est plus fort que moi, je n'arrive pas à changer ma façon de penser, de tout interpréter, de tout prévoir et tout ça négativement bien sûr..." p. 83
[...]

Qu'est-ce qu'une cognition ? C'est tout simplement une pensée, une pensée automatique qui s'impose à la conscience d'un sujet, en rapport avec ce qu'il est en train de vivre. C'est en quelque sorte son discourt intérieur, la manière dont il se parle à lui-même. Par exemple, "je n'y arriveras jamais", "ils sont en train de remarquer mes mains qui tremblent", "elle doit me trouver bizarre", "je ne trouve rien d'intéressant à dire", "je vais bafouiller", "on ne me réinvitera pas", "j'ai été ridicule", "je n'aurais pas dû dire ça"... Les cognitions correspondent à une sorte de monologue intérieur de l'individu [...] p.85

[...]

Peut-on classer les principales cognitions des anxieux sociaux ? En écoutant une personne raconter ses expériences, on s'aperçoit que ses pensées prennent trois direction : son propre comportement, ce que peuvent en dire ses interlocuteur et ce qu'ils risquent de faire... Inutile de préciser que ces cognitions revêtent chaque fois un caractère excessivement alarmiste. p.86

[...]

Ces cognitions portent souvent sur trois familles de craintes : d'abord la surévaluation de la visibilité des symptômes (rougir, trembler, transpirer...) ou des défauts présumés (manque de culture, d'intérêt personnel...): "ils vont voir que..." ; ensuite, la surévaluation de la négativité du jugement d'autrui sur ces symptômes : "ils vont penser que"..."; enfin, la surévaluation des conséquences négatives de ces jugements sociaux : "ils vont me dire...", "ils vont me faire..." p. 246
 

[...]

Les processus cognitif sont [aussi] perturbés de façon durable dans les trois dimensions temporelles possibles : avant, pendant et après l'exposition à la situation stressante. Comme nous le racontait une patiente, dont la promotion professionnelle venant de l'obliger à rencontrer de très nombreux clients : "Je passe d'une peur à l'autre sans discontinuer. J'ai peur avant, j'ai peur pendant, j'ai peur après... Avant, j'ai peur que ça se passe mal. Pendant j'ai peur qu'on remarque mon émotivité. Après, j'ai peur des conséquences de ma mauvaise prestation..." p.94

[...]

Tout commence donc par une anticipation anxieuse. L'anticipation est le phénomène par lequel le sujet se prépare à affronter une situation. Les pathologies de l'anticipation sont à la source de nombreux problèmes psychopathologiques, notamment les troubles anxieux : l'anxieux vit dans la crainte quasi permanente de la survenue d’évènements défavorables, voire catastrophiques. L'anxieux social n'échappe pas à la règle ; il produit de nombreuses cognitions anticipatoire telles que "ça va mal se passer", "je ne serais pas à la hauteur", "ils vont me poser telle questions à laquelle je ne saurai pas répondre", "ils vont mal réagir" etc.  p.94-95

[...]

Mais l'anxiété ne s'arrête pas à la phase anticipatoire. Une fois en situation, le mode de pensée du sujet anxieux est très spécifique. Deux caractéristiques prédominent : une désorganisation des capacités de réflexion et d'analyse, et une hypervigilance inquiète vis-à-vis de l'environnement. Le moindre problème est amplifié ; un toute petit détail prend une importance démesurée. Un silence, un sourire alarment. [...] L'attention de l'anxieux peut aussi être dirigé non plus sur l’environnement externe, mais sur son corps et les possibles manifestations physique que nous avons décrites.
"Dans ces situations, je n'entends même plus ce que me dit l'autre... je ne vois même plus ce qui se passe autour de moi... je ne suis qu'à l'écoute de mon corps, de mon coeur qui bat, de mes mains qui cherchent à s'occuper intelligemment."
On pourrait alors penser qu'après avoir redouté longtemps à l'avance ce qu'il allait devoir affronter, et qu'après avoir vécu la situation de manière inconfortable, l'anxieux peut enfin souffler et se réjouir du fait que l'épreuve soit derrière lui! Hélas, il n'en est rien et le plus souvent... L'après-coup est lui aussi l'objet de cognitions négatives : le sujet revoir la situation en se concentrait sur les problèmes rencontrés (réels ou imaginaire), comme un sportif qui se repasserait inlassablement au magnétoscope le films des erreurs commises au cours d'un match.
"Je perds un temps fou à me demander ce que j'aurais dû dire, ou ne pas dire, ce que j'aurais pu faire ou ne pas faire... Je revois sans arrêt la scène et plus je la revois, plus je découvre de nouvelles erreurs, de nouveaux problèmes qui m'avaient échappé au premier abord..."
Cette rumination douloureuse des erreurs présumées est particulièrement néfaste puisqu'elle est partiale, comme un procès sans avocat de la défense! Il est rare que d'autres avis soient sollicités. Il n'est donc pas étonnant que les jugements qui tombent ensuite soient d'une grande sévérité, puisque rien n'est venu tempérer "je suis nul", "je ne suis vraiment pas à la hauteur", "je n'intéresserai jamais personne", etc. La vision négative de soi souvent préexistante aux problèmes d'anxiété sociale, se trouve ainsi à chaque fois renforcée par cette façon de percevoir les situation affrontées. p. 96-97-98


samedi 23 février 2013

Anxiété sociale : Docummentaire I Think They Think



Quelques citations intéressantes que j'ai pris en note. Bien sûr, il y en a d'autres et je vous invite à écouter le documentaire !

2:15
"Social phobia is a fear of social interaction. Which can be a fear that you are going to do or say something embarrassing or a fear that you are going to look anxious. But the underlying fear is really that somebody is going to think something bad of you. Or what we call the "fear of negative evaluation", that people are doing to think that your a bit strange that maybe they don't like you. That somehow people are going to disapprove of you or not like you."

3:15
"A useful way to view social anxiety is to view it on a spectrum. At one end of the spectrum is normal anxiety, the desire that we all have to be like and respected and approved by people. Then we have shyness [la timidité], which is a degree up from that, where people are socially more anxious in more situation in more situation, and hesitant to take initiative in social situation. Then if we increase the level of social anxiety we get to social phobia [phobie sociale]. Social phobia is where the anxiety have become so severe that is actually cause discomfort or cause the person to avoid certain social situation. And it's phobic, it's out of proportion to what most people would experience in those situation."

5:00
"for people with social phobia the main behavior is avoidance...They will try at all cost to avoid it"
5:15
"it's like a terror and you have to avoid it, and the way to it is to run away from the situation
5:45
"if people do manage to go to the social situation to get involve in it then they may use what we call "subtle avoidance" so they may hide in a corner or may be careful to who exactly they talk to or what exactly they say. That can be a usefull technique your learning, but it can also be a form of avoidance."

 7:45
 "probably the most popular treatments would be what we call cognitive/behiavioral tretements, they focus on helping people think more realistically in situations (cognitive) and the most important component is that cognitive/behavioral treatment focus on getting people to face the situation they fear to get back in the situation they are concern about and by doing it to teach them people are probably not evaluating them negatively (people probably don't think I'm crazy or stupid or whatever) and even if they do... so what."

Puis, le documentaire aborde différentes techniques appliqués aux thérapies cognitives et comportementales :

1. Self-Monitoring [9:45]

La première étape est celle qui consiste à se rendre compte des situations qui nous mettent anxieux. Une bonne façon de s'y prendre est d'utiliser un tableau qui permettent de noter nos inquiétudes qui reviennent le plus souvent.

2. Réalistic Thinking [13:35]

La deuxième étape est celle qui consiste à remettre en question nos peurs et nos inquiétudes qui sont souvent irréalistes (ce que l'on appelle les distorsions cognitives). Cette remise en question se fait par ce que l'on appelle la restructuration cognitive, soit la remise en question de nos pensées anxiogènes. Le documentaire contient d’ailleurs un bon exemple de cette technique!

3. Graded exposure [26:25]

L'exposition gradué consiste à faire face aux situations qui nous rendent anxieux en commençant de la plus facile vers la plus difficile. De cette manière, l'on arrive à s'exposer (à sortir de sa zone de confort) de manière progressive en prenant de l'assurance entre chaque expositions réussies.  Il faut le faire de façon régulière et rester dans la situations anxiogène jusqu'à temps que notre anxiété diminue.

dimanche 17 février 2013

Deux niveaux de compréhension

Bien que ce soit un manuel plutôt moyen, j'avais bien aimé le concept de "niveau de compréhensions" appartenant au modèle McGill et introduite dans le livre de Paquette : Modèle conceptuel et démarche clinique. Je trouve que c'est une idée intéressante en ce qui à trait tant à de nos difficultés (vouloir arrêter de fumer) qu'aux maladies qui touches les gens (tel que l'obésité, l'anxiété sociale...). 

Deux niveaux de compréhension par rapport à nos problèmes, difficultés

Au niveau 1, la personne ne perçoit pas de problème ou elle n'arrive pas à le comprendre. Il se peut aussi qu'elle ne désire pas changer sa situation ou qu'elle soit ambivalente quand à la possibilité de changer. Ex : sait que la cigarette est nocive pour sa santé, mais ne désire pas arrêter de fumer.

Au niveau 2, la personne comprend sa situation, est prête à changer et accepte l'accompagnement professionnel. Elle passe donc à l'action en acceptant de collaborer à l'élaboration du plan de soins et de traitement infirmiers. Ex : désire arrêter de fumer une fois pour toute et est prêt à y mettre des efforts. Paquette p.71



Deux niveaux de compréhension par rapport à une maladie, tel que l'obésité ou l'anxiété sociale

L'on pourrait aussi appliquer cette idée de deux niveaux de compréhension lorsque l'on parle d'obésité ou d'anxiété sociale ou d'autres maladie (physique ou mentale) qui touchent les gens. 

Par exemple, dans mon cours de soins infirmiers, si l'on parle un peu d'obésité je vais pouvoir comprendre que celle-ci est associé à un IMC supérieur à 30, qu'elle est très mauvaise pour la santé cardio-vasculaire, qu'elle augmente le risque de diabète ou de divers cancer. À ce stade on est pas mal au "premier niveau", soit vers une description plus académique et théorique de l'obésité. 

C'est intéressant et nécessaire, mais cette description ne me permet pas vraiment de comprendre ce que la personne qui est obèse peut vivre comme difficultés au jour le jour. Afin de saisir toute la portée qu'une telle maladie puisse avoir sur le plan physique (limitation, etc..) et psychique (solitude, ect...).  Il serait intéressant d'aller lire des témoignages sur le sujet ou de regarder des documentaires afin de bien saisir l'impact de l'obésité sur la vie des gens. Quand on en prend conscience, je crois qu'on est pas mal au "deuxième niveau".

 

mardi 27 novembre 2012

L'art de donner et recevoir la critique


Avant d'aborder la critique, il serait intéressant de se demander ce qui la distingue du reflet (ou du feedback - utilisons ici ces termes comme synonyme). Lorsqu'on reçoit un reflet (ou que quelqu'un nous donne du feedback), il ne s'agit probablement pas d'une critique. Autrement dit, on ne nous critique pas, mais on reflète simplement notre comportement. 

Par exemple, Luc est assez tendu lors d'une conversation avec Kim, une nouvelle connaissance qui lui plait beaucoup. Celle-ci ayant remarqué l'anxiété de Luc depuis quelques rencontre décide de lui en faire part : "Je trouve que tu parais un peu tendu en ce moment, est-ce que je me trompe ?"

Suite à cette remarque, il serait possible que Luc devienne encore plus tendu et anxieux suite à se commentaire de Kim. Il pourrait se dire que Kim a remarqué son anxiété, que c'est la fin du monde et que ses chances de lui plaire sont réduites à néant !

Or, est-ce que Kim a dit à Luc qu'elle n'aime pas lorsque celui-ci parait tendu en sa présence? Non, elle lui a simplement fait remarqué qu'il était anxieux, mais ne l'a pas critiqué à ce sujet. Elle ne lui a pas dit "Je n'aime pas que tu sois tendu" ou "Tu est encore tendu", mais lui a fait remarqué son anxiété. Elle lui a reflété un comportement.

Si Luc avait comprit que le reflet de Kim n'était pas une critique de sa part mais un commentaire bienveillant, peut-être en aurait-il été moins bouleversé.

***

Remarqué que Kim aurait pu introduire son reflet d'une phrase qui désamorce les effets (cognitions) négatives possible de son commentaire afin de préparer Luc à être critiquer. Un peu comme une infirmière nous prépare à une injection en nous disant "au compte de trois je vais vous piquer". Par exemple, au lieu de dire : "Luc, je trouve que tu parais un peu tendu en ce moment, est-ce que je me trompe ?". Elle aurait pu introduire son reflet par la phrase suivante :

"Je vais te donner du feedback, il ne faut pas que tu le prenne mal, mais je trouve que tu parais un peu tendu en ce moment, est-ce que je me trompe ?"

Kim a préparé mentalement Luc a recevoir un reflet, de sorte que ça soit moins douloureux.

Donner une critique :
"Critiques, like birthday gifts, can either be given or received. And like birthday gifts, the way they're packaged can contribute just as much to the enjoyment of the gift as the gift itself." -Eric Scheur
Carlos Baena - On Feedback : Le domaine des arts est un domaine assez particulier puisque l'art de donner et de recevoir des critiques fait partie des habiletés à maitriser pour un artiste. Lorsque je travaillais chez Ubisoft en tant qu'animateur 3D, il m'était nécessaire d'aller fréquemment demander l'opinion de mon directeur artistique afin de savoir si mon animation convenait à sa vision des choses - ne pas le faire serait une perte de temps. En se sens, l'article de Carlos Baena, un animateur qui travaille chez Pixar, résume bien l'art d'aller chercher et de donner la critique dans le domaine des arts.      
Eric Scheur - The compliment sandwhich : "Building a Compliment Sandwich is easy. Simply take your constructive criticism and surround it with two easily-digestable slices of appreciation, and serve".  Il s'agit de mettre sa critique entre deux tranches de compliments. L'on commence par quelque chose que l'on apprécie, on y met la critique constructive et termine ce sandwich par un autre compliment sincère afin de ne pas laisser un gout aigre dans la bouche de notre interlocuteur.

Recevoir la critique

Il n'est pas toujours aisé de recevoir, de faire face ou d'encaisser la critique. Nombreuses sont les personnes qui vont être affecté lorsque la critique, quelle soit justifié ou non, les assailles. Il peut donc être utile de connaitre quelques technique pouvant nous aider à recevoir une critique.

Avant toute chose, il est à mon sens très important de combattre ces deux attitudes que l'on adopte souvent lorsqu'on nous critique. Vous trouverez une description plus détaillé de ces deux points vers cet autre billet.

  • Premièrement, il faut arrêter de croire que l'on se doit d'être parfait en toute occasion.
  • Deuxièmement, il faut s’endurcir un peu, afin de ne pas être démolis par la moindre critique.

David D.Burns : Être bien dans sa peau

Dans son livre concernant la thérapie cognitive, David D.Burn consacre un chapitre fort intéressant à la critique et donne quelques trucs afin d'y faire face. Mais avant d'aborder ces techniques, il prend la peine d'expliquer - selon l'angle de la thérapie cognitive - pourquoi nous sommes tant affecté par la critique d'autrui.

Identifier ses pensées irréaliste lorsque la critique vous asaille :

"[...] Comprenez bien que ce ne sont pas les autres, pas plus que leur commentaires acerbes, qui vous dépriment. [...] Voici ce qui se passe: Lorsque quelqu'un vous critique, des pensées négatives sont automatiquement engendrées dans votre esprit. Votre réaction affective naitra de ces pensées et non des paroles de l'autre personne. Les pensées qui vous perturbent contiennent invariablement le type d'erreurs mentales décrites au chapitre 3 [les distorsions cognitives] : la généralisation excessive, les pensées "tout-ou-rien", le filtre mental, l'étiquetage, etc.

Prenons l'exemple d'un étudiant en psychologie qui a été critiqué lors d'une séance et qui en est revenu paniqué. Sa panique résulte d'une interprétation catastrophique: "Ces critiques démontrent que je ne vaux rien." Quelles erreur mentales commet-il? Tout d’abord, il tire des conclusions hâtives lorsqu'il estime arbitrairement que la critique du patient est valide et raisonnable. Rien ne le prouve. En outre, il exagère l'importance de remarques, peut-être manquant de tact, qu'il a faites au patient (dramatisation) et il suppose qu'il ne peut rien faire pour rectifier ses erreurs de comportement (erreur du diseur de bonne aventure). Sans aucun réalisme, il prédit qu'il sera expulsé, que sa carrière sera brisée parce qu'il réitèrera constamment l'erreur commise envers ce patient (généralisation excessive). Il s'est concentré uniquement sur son erreur (filtre mental) en négligeant ses nombreux autres succès thérapeutiques (disqualification du positif). Il s'est identifié avec son comportement erroné pour conclure qu'il "ne valait rien" et ne possédait "aucune sensibilité" (étiquetage)." Burns p.164-165

Demander plus de précisions afin de savoir qu’elle est la nature exacte du reproche

Lorsqu'on nous critique, il est important de bien comprendre quelle est la nature exacte du reproche. Ceci permet de minimiser la possibilité que l'on nous rejette en bloc et pose les bases d'une discussion à tête reposé en étant tous deux conscients de la présence de problèmes concrets que nous pourrons résoudre. Burns p.168-169

Désamorcer les critiques de l’attaquant en se disant d’accord avec lui

Comment s'y prendre? Que votre attaquant ait ou non raison, trouvez au départ un moyen de vous montrer d'accord avec lui. Recherchez une partie infime de vérité dans l'affirmation de votre opposant et exprimez votre accord avec ce détail. Vous pouvez aussi juger que l'irritation de l'autre est compréhensible parce qu'elle est fondée sur sa propre vision de la réalité. À force d’acquiescer, l'attaquant commence en général à s’essouffler. Si je répond en sympathisant avec lui, je désamorce son hostilité. Il aura alors l'impression que je l'écoute et que je respecte son jugement. Par conséquent, il perdra son ardeur guerrière et s’apaisera. Burns p.170-173

Admettre que l’on puisse avoir tort, même si cela est incertain

Lorsque l'on nous critique, il peut-être utile d'admettre que nous somme peut-être dans l'erreur, même si ce n'est pas la cas. De cette manière, l'autre se sentira soulager que l'on puisse admettre que nous ayons peut-être commis une faute. De même, si l'autre personne est un peu perfectionniste, cela la soulagera de voir que nous ne somme pas aussi exigent qu'elle envers elle-même, que nul n'a besoins d'être parfait! Burns p.174-175

Boisvert et Beaudry : S'affirmer et communiquer

Dans leur livre intitulé "s’affirmer et communiquer", Boivert et Beaudry consacre un chapitre aux critiques et donnent quelques techniques afin de mieux y faire face. Il y décrivent la technique du disque-brisé, celle proposer de l'information, celle révéler ses sentiments ainsi que celle l'enquête négative. Voyons ces quelques techniques plus en détail :

Disque Brisé (ou disque rayé) :

Pour apprendre à s’exprimer de façon persistante et calme, le docteur Zev Wanderer, un psychologue Californien, a élaboré une technique, qu'il a appelée la technique du "disque brisé". On qu'un disque égratignée retombe toujours dans le même sillon et répète toujours la même chose. Cette technique est utile lorsqu'il est nécessaire d'insister - avec un vendeur, lorsqu'un nous accuse faussement, lorsqu'il s'agit d'exprimer un refus ou de faire une demande non négociable. Il ne s'agit pas de répéter toujours la même chose, mais d'être persistant dans l'expression d'une idée, d'un sentiment ou d'un besoin, à ignorer tous les éléments secondaires et à ne pas s'éloigner du point que nous voulons exprimer. Vous trouverez un bon exemple de cette technique à la page 206 de s'affirmer et communiquer.

Devant une critique complètement fausse, la première démarche consiste à nier directement en employant la procédure du disque brisé et en évitant de contre-attaquer. Voici, comme exemple, un dialogue qui se passe entre deux jeunes hommes qui partagent un appartement Boivert & Beaudry p.227:

Simon : Tu as encore oublier de fermer le rond de la cuisinière.
Francis : Non
Simon : Mais oui. Je l'ai fermé lorsque je suis arrivé tantôt, il était ouvert.
Francis : Je vois bien, mais ce n'est pas moi qui l'ai laissé allumé (Disque brisé).
Simon: Voyons! Il ne s'est pas allumé tout seul.
Francis: J'en suis aussi sûr que toi, mais ce n'est pas moi qui l'ai laissé allumé (Disque brisé).

Dans cet exemple, Simon est persuadé que Francis a laissé le rond de la cuisinière allumé ce matin. Il en est persuadé puisqu'il lui a déjà reproché deux autres fois cette semaine et qu'il en était responsable. Dans ce genre de situation, c'est comme "psychologique" et humain, lorsque quelqu'un commet une erreur à répétition, l'on alors tendance à croire, sans faire de vérification préalable, que c'est lui le coupable. Or cette fois-ci, Francis n'a pas laissé le rond de la cuisinière allumé avant d'aller travaillé. Mais comment pourrait-il convaincre Simon ?

Suggéré, donner de l'information à l'autre :

Si l'autre devient très insistant et semble avoir une mauvaise perception de la situation, vous pouvez, en plus, lui suggéré une autre façon de voir la situation, lui donner de l'information.

Simon: Tu es le dernier à être sorti de l'appartement, c'est surement toi qui a laissé le rond allumé.
Francis: C'est vrai, mais je n'ai mangé qu'un bol de céréale ce matin (Information), ce n'est donc pas moi qui ai pu laisser le rond de la cuisinière allumé. Boivert & Beaudry p.228

 La révélation de soi :

Il peut arriver que le fait de donner de l'information ne fasse qu'envenimer les choses en suscitant une discutions inutile. Vous pouvez alors exprimer vos sentiments face aux critiques injustifiées, en employant la procédure de la révélation de soi. La tension diminue rapidement lorsqu'on a le courage d'être honnête. Il s'agit simplement de se demandé "Qu'est-ce que je ressens face à ce qui se passe actuellement?" et de le dire à l'autre. Boisvert & Beaudry p.228

Simon: C'est surement toi qui a laissé le rond allumé, c'est simplement que tu ne veux pas l'admettre. Ton histoire de céréale tu viens de l'inventé. Tu ne veux tout simplement pas avouer.
Francis: Je suis déçu que tu ne me fasse pas confiance et que tu ne me croies pas (Révélation de sois), mais je t'affirme que je ne me suis pas servi de la cuisinière ce matin (Disque brisé). Peut-être l'as tu laissé ouvert ce matin, je me souvient t'avoir vu manger un œufs (Information).

Le brouillard :

Une bonne procédure pour répondre aux critiques vagues, c'est sans doute la technique du brouillard. Le brouillard possède certaines caractéristiques: il est persistant, tout en n'offrant pas de résistance. Si on lui lance une belle, elle ne revient pas sur nous, on la perd et on ne peut la relancer. De plus, le brouillard n'en est pas modifié, de sorte que l'on se fatigue inutilement à essayer de le changer. Il n'est pas manipulable. De la même façon, quand nous sommes critiquer, nous pouvons répondre en étant persistants, mais en n'offrant pas de résistance, de sorte que l'autre se fatigue de nous critiquer. La technique du brouillard (à l'instar de celle de David D.Burns qui consiste à désamorcer les critiques de l’attaquant en se disant d’accord avec lui) consiste donc à se montrer d'accord avec les critiques, tout en soulignant le caractère vague de cette critique et son bien-fondé probable. Boisvert & Beaudry p.234

L'enquête négative :

Il faut cependant prendre garde avec la procédure du brouillard. Si vous la poussez à l'extrême, elle peut vous empêcher de voir des critiques valable. Il vaut mieux ne pas l'employer qu'avec des gens très critiqueurs et avec lesquels les autres procédures d'affirmation de soi ne donnent rien. Vous pouvez par exemple, employer d'abord l'enquête négative, pour aider l'autre à préciser sa critique et à dire clairement ce qu'il attend de vous, surtout s'il vous semble que l'autre peut arriver à vous dire des choses importantes et qu'il cherche à vous aider plutôt qu'à vous blesser. Cette technique ressemble à celle de David D.Burns qui consiste à demander plus de précisions afin de savoir qu’elle est la nature exacte du reproche, comme nous l'avons vus plus haut. Boisvert & Beaudry p.236

 
Voici, comme exemple, un dialogue entre Julie et Simon afin de donner une exemple des diverses techniques tiré du livre de Boivers & Beaudry - s'affirmer et communiquer :

Julie : Tu as encore oublié de fermer le tube de pâte dentifrice (Critique justifiée).
Simon : Tu as raison, ça m'arrive souvent de l'oublier. Je me trouve un peu ridicule ridicule d'avoir tellement de difficulté à me défaire de cette mauvaise habitude (Révélation de soi).
Julie : Tu laisse toujours tout trainer (Critique vague).
Simon : C'est bien possible (Brouillard). J'aimerais que tu me dises exactement ce que je laisse trainer pour que je puisse m'améliorer (Enquête négative).
Julie : Tu laisses souvent trainer ton manteau et tes bottes (Critique justifiée). C'est ça qui me dérange le plus (Révélation de soi).
Simon : Je suis heureux que tu m'expliques calmement ce qui te déplait dans mon comportement (Révélation de soi). Je suis sûr que je peux m'améliorer beaucoup si tu me le fais remarquer calmement quand j'oublie de ranger des choses (Offre de compromis). Est-ce qu'il y a autre chose que je fais de déplaisant ? (Enquête négative).

dimanche 4 novembre 2012

Les approches en psychologie du développement

Il y a de cela un mois j'ai quitter Ubisoft et l'animation 3D pour me lancé dans un diplôme d'études collégial en soins infirmiers. Dans mon cursus scolaire, j'ai la chance d'avoir un cour sur la psychologie du développement - avec une prof extra. Lors du deuxième cour nous avons vus les principales approches en psychologie. Voici un petit résumé de ces approches que j'ai fait à l'aide de mon manuel, mais aussi à l'aide d'autres ressources.  

L'approche psychodynamique

Freud et la structure de la personnalité : 

Freud présente un modèle structurale de la personnalité comportant trois parties en interaction dynamique : le ça, le moi et le surmoi. Selon lui, la personnalité dite normale tend à maintenir un équilibre entre ces trois instances.

Présent dès la naissance (le bébé qui vient de naitre est un "gros ça" : je veux ça maintenant, tout de suite), le ça est régit par le principe de plaisir, la recherche de la satisfaction immédiate, que ce soit pour obtenir une gratification ou réduire des tensions, et il agit sans se soucier des conséquences possibles. C'est aussi le siège de la libido.

Le moi est la partie du psychisme qui tient compte à la fois des pulsions du ça, des contraintes morales du surmoi ainsi que des exigences du monde réel. Il est donc souvent soumis à des tensions entre des "attentes" ou "demandes" opposées. Le ça veut satisfaire sa pulsion immédiate alors que le surmoi veut agir selon l'idéal du moi. Que fait le moi ? Il doit gérer les exigences, souvent irréalistes du ça et sur surmoi et prendre des décisions quand au comportement à adopter. Il joue en quelque sorte un rôle de médiateur.

Le surmoi est constitué de l'ensemble des règles, des obligations, des interdits parentaux et sociétaux. Il est régit par la conscience morale, le bien et le mal...La petite voie qui nous dit que l'on devrait faire ça ou ne pas le faire.

L'idéal serait bien sûr d'atteindre un équilibre entre les trois instance de la personnalité, mais cela n'est pas toujours facile à réaliser. Selon Freud, des conflits intrapsychique peuvent surgir dans de nombreuses situations.

Illustrons cela à l'aide d'un exemple. Un professeur à l'université est en amour avec une de ses étudiantes. Elle est belle, intelligence, intéressante... Le ça est à l'affut : "J'aimerais tellement faire l'amour avec elle!". Le surmoi réagir : "Il m'est interdit, en tant que professeur de sortir avec mes élèves!". Le moi suit le débat et en est tout étourdi. Il s'arrête pour réfléchir, après avoir entendu les exigences contradictoire du ça et du surmoi. D'une part, il serais facile de séduire cette élève puisque je suis un position d'autorité. D'autre part, ce ne serait pas déontologique et professionnel de ma part. Dans se conflit intrapsychiques, c'est au moi à décider du comportement à adopter. Qui sait, peut-être ira-il voir quelques photos de l'étudiante sur Facebook si son profil est public, afin de satisfaire ses pulsions du ça et la moralité de son surmoi !


Les mécanismes de défense :

Selon Freud, les conflits intrapsychique (conflit entre les instances du ça/pulsions et du surmoi/interdit moraux) peuvent créer de telles tensions ou anxiétés que la personne tentera de les minimiser en utilisant des mécanisme de défense, c'est-à-dire des moyens d'empêcher l'angoisse d'atteindre le conscient. À ce sujet, un article intéressant concernant les mécanismes de défense chez les étudiants est disponible à cette adresse.

Source : Psychologie du développement 

Source : Psychologie du développement 
Réponses:  1. Régression  2. Refoulement  3. Rationalisation  4. Intellectualisation  5. Projection  6. Régression  7.Déplacement  8. Déni  9. Refoulement  10. Sublimation 

L'approche béhaviorale

Au début du 19eme siècle John Watson affirma que la psychologie ne pourrais prétendre au statut de science que si les psychologue étudiaient des faits observable et mesurables. Jugeant qu'il était trop difficile d'étudier des motivations et des pulsions inconscientes (comme le faisaient les partisans de l'approche psychodynamique), nombre de psychologue donnèrent raison à Watson. Ils estimaient en effet que le comportement (observable) pouvait s'étudier de manière beaucoup plus objective et scientifique. C'est ainsi qu'apparut aux États-Unis le courant de la psychologie appelé l'approche béhaviorale. 

Le conditionnement répondant ou conditionnement classique : 

Le conditionnement répondant a été mit en lumière par Ivan Pavlov alors qu'il étudiait la salivation chez les chien. Dans cette expérience de Pavlov, le chien associait le son de la cloche (stimulus neutre) à la  nourriture (stimulus inconditionnel), puis il répondait au son de la cloche de la même manière qu'à la nourriture (réponse conditionnelle). 

Un stimulus inconditionnel (SI) est un stimulus qui produit dans l'organisme l'effet désiré (la viande, dans l'expérience de Pavlov);
Une réponse inconditionnelle (RI) est une réponse suscitée par le stimulus inconditionnel (la salivation, dans l'expérience de Pavlov);
Un stimulus conditionnel (SC) est un stimulus neutre qui, par couplage avec le stimulus inconditionnel, en vient à produire un effet semblable (le son de la cloche, dans l'expérience de Pavlov);
Une réponse conditionnelle (RC) est une réponse suscitée par le stimulus conditionnel (la salivation, dans l'expérience de Pavlov) p.24

Source : Psychologie du développement 

La vie quotidienne ne manque pas d'exemple de conditionnements répondants. Ainsi, un enfant qui a été effrayé par un chien se met à pleurer s'il retourne sur les lieux de l'incident : une association s'est faite entre le lieu et la frayeur. Comme le soulignait Watson lui-même, les réponses émotionnelles sont particulièrement faciles à provoquer au moyen du conditionnement répondant, surtout pendant l'enfance.

Le conditionnement opérant : 

Dans le conditionnement opérant, l'organisme apprend qu'un comportement particulier est généralement suivi d'un évènement particulier (évaluer comme agréable das le cas du renforcement et comme désagréable dans le cas de la punition). Si cet évènement est utile (un pourboire, par exemple) ou agréable (comme un compliment), l'organisme cherchera à l'obtenir encore en répétant le comportement. Si l'événement est désagréable (une griffure de chat ou une insulte, par exemple), l'organisme aura tendance à ne pas répéter le comportement. Dans le renforcement, le résultat devrait être évalué comme agréable, ce qui augmente la probabilité de répétition du comportement. Dans le cas de la punition, le résultat devrait être évalué comme désagréable, ce qui diminue la probabilité de répétition du comportement. 

Ainsi, le conditionnement opérant augmente ou diminue la probabilité d'apparition d'un comportement selon la conséquence apprise. 

Schéma du conditionnement opérant

Bien entendu, il y a parfois un des écarts importants entre la théorie et la pratique. Par exemple, les punitions, souvent employées par les parents, ne suscitent pas toujours les réactions attendues, mais plutôt leur contraire. Il faut comprendre que ce qui semble désagréable, comme être envoyé dans sa chambre pour "réfléchir", peut être relativement agréable pour l'enfant qui retrouve là ses jouets ou par l'adolescente qui peut parler tranquillement au cellulaire, sans avoir à participer à la préparation du souper! De la même façon, une réprimande peut parfois être perçue par l'enfant comme une marque d'attention; bien sûr, il devrait préférer recevoir un compliment, mais, de fait, il privilégiera une réprimande à un manque d'attention à son endroit. Aussi, il vaut mieux éviter les punitions trop fréquentes ou trop sévères et utiliser le renforcement plus efficace, des comportements considérés comme désirables (vidéo ci-dessous).



L'approche Humaniste

L'approche humaniste c'est développer en réaction de la vision béhiaviorale, jugeant que l'influence de l'environnement extérieur ne rendent pas compte de la multitude d'influences qui s'exercent au cours de la vie. En effet, selon les humaniste, l'être humain est un être autodéterminé, capable d'exercer son libre arbitre et d'atteindre des buts. C'est un être libre, en mesure de faire des choix réfléchis. sensés et intelligents : Il est responsable de ses actes et tend spontanément à réaliser son plein potentiel. Et c'est également ainsi qu'il perçois les autres.  

La considération positive inconditionnelle :

Pour satisfaire ses besoins et se réaliser, l'être humain doit entrer en relation avec les autres. Or, la réaction des autres peut influer sur son développement. Selon Carl R. Rogers (1902-1987), pour qu'un être humain ait un développement harmonieux, il doit bénéficier d'une considération positive inconditionnelle, particulièrement de la part des personnes significatives dans sa vie, comme ses aprents et ses proches. Le concept de considération positive inconditionnelle de Rogers renvoie au sentiment d'être aimé pour soi-même et de se sentir accepté fondamentalement en tant que personne, même lorsque ses comportements ou les façons d'exprimer ses sentiments laissent à désirer.

Prenon un exemple. Un enfant tire les cheveux de son grand frère qui lui a pris son camion. Quand la considération est conditionnelle, elle peut se traduire par des paroles telles que : " Tu est vraiment méchant d'avoir fait mal à ton frère! Comment puis-je taimer, toi qui est si cruel?" L'enfant ressent alors que l'amour à son endroit est soumis à des "conditions" : il recevra de l'amour à la "condition" d'être tel que les autres veulent qu'il soit et de se comporter d'une manière qui réponde à leurs attentes. Au contraire, le parent qui manifeste de la considération positive inconditionnelle exprimera à l'enfant le message suivant "Toi, je t'aime,. C,est ton comportement en ce moment que je n'appréie pasé" L'enfant qui jouit ainsi d'une considération positive inconditionnelle comprend qu'il est aimé pour ce qu'il est et parce qu'il est lui.

Cependant, pour accepter une personne de façon inconditionnelle, il faut la comprendre avec empathie, c'est-à-dire tenter de saisir comment elle perçoit l'univers qui l'entoure, à partir de son cadre de référence interne (ses connaissances, ses expériences, ses buts, ses aspirations, ses émotions). Soulignons que l'empathie implique à la fois la capacité d'éprouver de l'empathie et la capacité de l'exprimer.

Voyons un exemple. Dans un parc, un enfant vient de perdre son ballon. Il pleure et hurle en le voyant s'élever dans le ciel. Comment le parent qui manifeste de la compréhension empathique pourrait-il réagir pour favoriser chez l'enfant l'apprentissage de la maîtrise de des émotions? Il pourrait prendre en compte sa souffrance et lui dire : "Tu es déçu qu'il se soit échappé, ça arrive souvent avec ces ballons", "Tu es triste qu'il soit parti....On lui souhaite un bon voyage?", "C'est bien compréhensible que tu pleures, tu l'aimais bien, ce ballon". Cette attitude qui consiste à faire preuve de compréhension, sans pour autant partager la souffrance, est de l'empathie. Elle se distingue de la sympathie, qui consiste à ressentir la joie ou la douleur de quelqu'un et à y participer. Or, dans l'exemple fourni, l'adulte ne ressent pas de peine à la perte du ballon. Cependant, il comprend et a de l'empathie pour la peine ou la frustration que ressent l'enfant. 

Cela ne signifie pas qu'il faut laisser un enfant donner des coups ou se laisser insulter par un adulte sous prétexte d'une "compréhension empathique" de la colère ou de la frustration. Il est préférable d'arrêter un enfant qui agit agressivement et de lui dire : "Je comprends que tu sois frustré parce que je t'interdis de faire telle activité, ais cela ne te donne pas le droit de me donner des coups". "Si un adulte nous lance des insultes il vaut mieux l'arrêter et lui dire : "Je comprends que tu sois en colère parce que je ne répons pas à ton souhait mais cela ne te donne pas le droit de m'insulter."

  

Considération positive inconditionnelle :  Je t'aime peu importe qui tu es ou ce que tu fais.
Considération conditionnelle : Je t'aime seulement si tu me rend service, si tu m'inviter à souper, si un client dans un hôpital vomit dans le haricot et non à l'extérieur.  

Congruence et incongruence

-Ce que je pense être (concept de soi)
-Ce que j'aimerais être (soi idéal)



Selon Rogers, il y a congruence s'il y a harmonie entre le concept de soi et le soi idéal ou le concept de soi et l'expérience de vie. Alors qu'il y a incongruence si le concept de sois et le soi idéal ou le concept de soi et l'expérience de vie sont en désaccord. Notons aussi que le développement de la congruence est dépendant d'une considération positive inconditionnelle et que l'absence de congruence peut mener au développement d'une psychopathologie.

La hiérarchie des besoins de Maslow : 


Quelle est la différence entre les besoins d'affiliation et les besoins d'estime ? Le besoins d'estime tient à la reconnaissance de ses pairs, au respect des autres, à leur appréciation, à une bonne réputation, au sentiment d'être valorisé, d'être adéquat, d'être compétent et d'atteindre ses buts. Alors que le besoins d'affiliation et d'amour tient à l'amour, l'affection, l'acceptation, l'amitié, l'intimité, la famille, les relations et les communications chaleureuses et la présence de ceux qu'on aime.