Affichage des articles dont le libellé est Psychologie du developpement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Psychologie du developpement. Afficher tous les articles

vendredi 4 janvier 2013

Cours #1 : Qu'est-ce que la psychologie du développement ?

//Cours correspondant aux pages 5 à 12 du manuel

La psychologie est l'étude scientifique des comportements et des processus mentaux.

Comportement : Action ou réaction observable chez les humains ou les animaux.
Processus mentaux : Processus liés aux fonction mentales (perception, pensée, mémoire, apprentissage, etc)

La psychologie du développement est l'étude scientifique des phénomènes de changements et  immuable au cours de la vie humaine.

La psychologie du développement vise donc :

-À décrire les aspects stables et changeants chez les etres humains, de la conception à la mort.
-À prédire les changements durant tout le cours de la vie.
-À proposer des interventions, au besoin, pour favoriser le développement le plus normal possible.

Les trois champs d'études inter-reliés du développement humain : les domaines biosocial, cognitif et psychosocial

Le domaine biosocial inclut les fondements génétiques du développement; la croissance de toutes les composantes du corps; les changements qui se produisent dans le développement des sens; le développement moteur et la croissance des systèmes corporels. Sont également inclus tous les aspects qui peuvent y être liés, tels que la santé, la nutrition, le fonctionnement sexuel.

Les aspects du domaine biosocial sont ou peuvent être influencés par le contexte social (les "forces externes" qui influencent l'individu), qu'on pense à la durée de l'allaitement, à l'éducation des enfants handicapés physiquement ou aux attitudes face à la beauté physique. 

Exemple : la santé, la nutrition, la croissance du corps humain (taille, poids...), la maturation, la puberté, le vieillissement, les organes, appareil reproducteur, structures squelettiques, musculaire ou neurologiques. 

Le domaine cognitif inclut tout les changements dans les processus intellectuels du langage, de la pensée, de la mémoire, de l'apprentissage, de la créativité, de la prise de décision, de la résolution de problèmes, les modification qui se produisent dans les structures cognitives tout au long du développement; les changements sur le plan du jugement moral.

Les aspects du domaine cognitif sont ou peuvent être influencés par le contexte social (les "forces externe" qui influencent l'individu), qu'on pensent à la valorisation de l'exploration chez l'enfant dans le milieu familial, au système scolaire et aux stratégies pédagogique utilisées, à la disponibilité des ressources d'une bibliothèque ou à l’accessibilité au réseau internet.

Exemple : la pensée, la mémoire, le langage, l'apprentissage, le raisonnement, la perception, les stratégies de résolution de problèmes. 

Finalement, le domaine psychosocial inclut tout les changements qui se produisent sur le plan des émotions, la personnalité, les relations interpersonnelles et social (affectif et social).

Les aspects du domaine cognitif sont ou peuvent être influencés par le contexte social (les "forces externe" qui influencent l'individu), qu'on pense à la valeur accordée aux enfants, aux rôles sexuels, à la conception de la famille idéale dans différents sociétés. 

Exemple : l'amitié, l'attachement, l'anxiété, l'agressivité, l'amour, les habiletés sociales, le concept de soi. 

Les contextes sociaux : Les "forces externe" influençant le développement humain

On a parfois tendance à considéré le développement dans l'optique d'un phénomène interne, c'est-à-dire comme la résultante de facteurs génétique (processus biologique génétiquement programmés), de progrès intellectuels et de choix personnels. Or, la personne est également influencée par des forces externes qui orientent son développement. L'ensemble de ces force externes constitue ce que l'on appelle le contexte social. Dans mon cours de psycho, notre prof Fanny nous a présenté quatre contextes sociaux : familial, historique, socioéconomique et cultuel. 

Contexte familial est un lieu d'apprentissage qui a des répercussions sur le restant de la vie. Comprend des caractéristiques tel que le nombre d'enfants et de parents, leur âge, la présence d'adulte et surtout le climat affectif qu'engendrent les interaction entre ces personnes. Chaque relation au sein de la famille (entre conjoints, parents et enfants, frères et sœurs) se répercutent sur ses membres. Chaque membre est à la fois victime et architecte. 

Contexte historique : modèle la vie et la pensée des individus selon les construits sociaux de l'époque (conceptions communes de perceptions; tel que le rôles des femmes et des hommes) comme le témoigne les cohortes (groupe de personnes nées à quelques années d'intervalle qui ont tendance à partager des perspectives similaires). 

Contexte socioéconomique : classe sociale fondée principalement sur le revenu, l'éducation, le lieu de résidence et l'occupation. 

Contexte culturel : ensemble de valeurs, des attitudes, des coutumes et d'objects dont se dotent les membres d'un groupe pour structurer leur mode de vie. 

Exemple de mise en situation sur les domaines et les contexte sociaux du développement : 

Quand Marie, âgée de 19 ans (domaine biosocial), annonça à son conjoint (domaine psychosocial) qu'elle était enceinte (domaine biosocial), celui-ci, devant son refus d'avorter (contexte culturel et historique) la quitta. Elle vécut donc seule sa grossesse (contexte culturel), mais reçut beaucoup de soutient de ses parents et amis (domaine psychosocial)

À sa naissance (domaine biosocial), Mathieu, son fils, pesait quatre kilos (domaine biosocial). Les premiers pas de Mathieu à l'âge de 13 mois (domaine biosocial), firent la joie (domaine psychosocial) de sa mère et de ses grands-parents (contexte familial).

C'est au moment où Marie retourna au travail (contexte socioéconomique et culturel/historique) qu'elle et son enfant connurent une période plus difficile. Après une année passée presque seule à subvenir aux besoins de son enfant, Marie éprouvant des difficultés financières (contexte  socioéconomique) et se sentait fatiguée (domaine biosocial)

La première matinée de Mathieu à la garderie fut très pénible (contexte culturel et historique). Il criait et se débattait dans les bras de l'éducatrice qui, tant bien que mal, essayait de le calmer. Marie était au bord des larmes, peinée de le laisser dans un tel état (domaine psychosocial). Quand elle alla reprendre Mathieu à la garderie, l'éducatrice vint à sa rencontre pour lui expliquer que Mathieu était un garçon très bien développée, qu'il avait le goût d'apprendre et faisait montre de bonne mémoire (domaine cognitif). Il était un peu timide (domaine psychosocial), mais c'était sa première journée.

Cours #5 - Le développement biosocial chez l'enfant de 0 à 2 ans

//Cours correspondant aux pages 95 à 114 du manuel
 
La croissance physique, le développement du cerveau et des habiletés sensorielles et motrices sont le fondements de tous les autres développements (psychosocial et socioaffectif). [...] Il suffit d'observer un enfant pour se convaincre de la vigueur du développement biosocial au cours des 2 premières années de la vie. Le nourrisson se retrouve à l'étroit dans ses vêtements en un rien de temps, il fait l'essai de nouveaux comportement presque tout les jours et, de semaine en semaine, il maîtrise toujours un peu plus ses habiletés naissantes. Il s'assoit... il rampe, il se tient debout, il marche, il court! Il touche... il attrape... il lance!

Toute ces découvertes que le bébé fait en accéléré tiennent d'une part, à la biologie, c'est-à-dire à sa croissance physique, à la maturation de son cerveau et de son système nerveux, et, d'autre part, au contexte social, c'est-à-dire aux soins et au soutient que son milieu lui prodigue. Il entreprend ce qu'on appelle son développement biosocial. -Berger p.95-96

État physique :

Taille et poids :

-À la naissance un bébé mesure en moyenne 51 cm et pèse 3,4 kg
-La croissance la plus fulgurante de la vie (2 première années) : 2,5 cm/mois
-À 2 ans, ils ont atteint environ la moitié de leur taille adulte -Berger p.96

Taille et poids du cerveau :

-La tête du nouveau-né est lourde et longue : elle représente 1/4 de sa taille, contre 1/8 chez l'adulte
-À la naissance, le cerveau fait 10 % du poids total de l'enfant et à 12 mois il sera 2 fois et demi plus grand
-Le nouveau-né brûle 80 % de ses calories pour alimenter son cerveau.

Dents :

-Leur éruption débute généralement vers l'âge de 6 mois
-À l'âge de 2 ans, les enfants ont généralement une dentition complète

Nutrition :


-L'estimac du nouveau-né est minuscule : Il a une capacité d'environ 30 ml à 35 ml et double la première semaine, puis triple après un mois

Sommeil :

-Les bébés dorment de 13h à 16h envrion pour les 12 premier mois de leur vie
-"Faire ses nuits" veut dire qu'il dort 5-6 heures de suite entre 23h et 8h : 70% à trois mois, 85 % à 6 mois, 90 % à 10 mois.

La motricité fine et globale : 

La motricité globale : Mouvement du corps de grande amplitude qui dépend de la rapidité, la puissance, la coordination, l'agilité et l'équilibre. Il s'agit surtout de mouvements des bras, des jambes ou de l'ensemble du corps qui permettent à l'être humain de modifier sa position, de se déplacer, d'agir sur son environnement ou d'interagir avec autrui. 

La motricité fine :  Correspond au petit mouvements du corps. Elle sollicite l'intervention de petits muscles et nécessite de la précision et de la dextérité. Les mouvements des mains et des doigts en font partie. Ils permettent d'écrire, de dessiner, d'utiliser un clavier d'ordinateur, etc.

Les jalons de la motricité :


Vidéo présentés durant le cours

La vision chez les bébés :

À la naissance, la vision des bébés est moins précise que celle des adultes, les petits sont capables de regarder des choses et de suivre des objets en mouvement. Cependant, cette poursuite visuelle est moins fluide que celle des adultes et donne lieu à des mouvements plus saccadés.

Voir le vidéo "capacités visuelles des bébés"
Developpement.ccdmd.qc.ca/

Les réflexes primitifs : 


Les réflexes primitifs sont des comportements présents à la naissance, mais qui disparaissent quelques mois après. Ils sont déclenchés par des stimulations précises et donnent lieu à des réactions relativement fixes. Ils sont des indicateurs du fonctionnement neurologique et, dans certains cas, ils ont une fonction de survie (tel que le réflexe des points cardinaux et de succion), jusqu'à ce que des comportements volontaires puissent les remplacer. Ces réflexes vont tous disparaît durant les six premiers mois de vie.

Voir la série de vidéo concernant les "réflexes primitifs" chez les bébés
Developpement.ccdmd.qc.ca/

-Babinski : Le réflexe de Babinski est déclenché lorsqu'on stimule la plante des pieds des nouveau-nés. Ceux-ci déploient alors leurs orteils vers l'arrière.
-La marche : Le réflexe de marche est déclenché lorsqu'on maintient les nouveau-nés debout et que leurs pieds sont déposés sur une surface plane. Ils font alors des mouvements qui ressemblent à ceux de la marche
-Les points cardinaux : Le réflexe des points cardinaux est déclenché lorsqu'on stimule la joue des bébés avec un doigt ou un objet : les bébés tournent alors la tête en direction du doigt et cherchent à le téter.
-La préhension : Le réflexe de préhension est déclenché lorsqu'on stimule la paume de la main des nouveau-nés. Ils serrent alors fermement la main, de façon involontaire.
-La succion : Le réflexe de succion est déclenché lorsqu'un objet est placé dans la bouche ou sur les lèvres. La bouche est alors activée pour téter. Bien que ce réflexe soit essentiel à la survie parce qu'il permet aux nouveau-nés de se nourrir, il faut noter qu'il est déclenché peu importe ce qui touche la bouche ou les lèvres. Ce réflexe disparaît vers l'âge de 6 mois.

A baby's world : 

Ce documentaire était vraiment intéressant. Il présentait les différents réflexes et jalons de la motricité (voir ci-haut) des bébés de 0 a 2 ans. Malheureusement, je n'ai pas réussi à le trouvé sur internet puisque c'est un documentaire qui date de l'époque des VHS (1998). Il est cependant disponible sur Amazon par exemple.



mardi 1 janvier 2013

Cours #3 - Les approches théorique en psychologie du développement

Il y a de cela un mois j'ai quitter Ubisoft et l'animation 3D pour me lancé dans un diplôme d'études collégial en soins infirmiers. Dans mon cursus scolaire, j'ai la chance d'avoir un cour sur la psychologie du développement - avec une prof extra. Lors du deuxième cour nous avons vus les principales approches en psychologie. Voici un petit résumé de ces approches que j'ai fait à l'aide de mon manuel, mais aussi à l'aide d'autres ressources.  

L'approche psychodynamique

Freud et la structure de la personnalité : 

Freud présente un modèle structurale de la personnalité comportant trois parties en interaction dynamique : le ça, le moi et le surmoi. Selon lui, la personnalité dite normale tend à maintenir un équilibre entre ces trois instances.

Présent dès la naissance (le bébé qui vient de naitre est un "gros ça" : je veux ça maintenant, tout de suite), le ça est régit par le principe de plaisir, la recherche de la satisfaction immédiate, que ce soit pour obtenir une gratification ou réduire des tensions, et il agit sans se soucier des conséquences possibles. C'est aussi le siège de la libido.

Le moi est la partie du psychisme qui tient compte à la fois des pulsions du ça, des contraintes morales du surmoi ainsi que des exigences du monde réel. Il est donc souvent soumis à des tensions entre des "attentes" ou "demandes" opposées. Le ça veut satisfaire sa pulsion immédiate alors que le surmoi veut agir selon l'idéal du moi. Que fait le moi ? Il doit gérer les exigences, souvent irréalistes du ça et sur surmoi et prendre des décisions quand au comportement à adopter. Il joue en quelque sorte un rôle de médiateur.

Le surmoi est constitué de l'ensemble des règles, des obligations, des interdits parentaux et sociétaux. Il est régit par la conscience morale, le bien et le mal...La petite voie qui nous dit que l'on devrait faire ça ou ne pas le faire.

L'idéal serait bien sûr d'atteindre un équilibre entre les trois instance de la personnalité, mais cela n'est pas toujours facile à réaliser. Selon Freud, des conflits intrapsychique peuvent surgir dans de nombreuses situations.

Illustrons cela à l'aide d'un exemple. Un professeur à l'université est en amour avec une de ses étudiantes. Elle est belle, intelligence, intéressante... Le ça est à l'affut : "J'aimerais tellement faire l'amour avec elle!". Le surmoi réagir : "Il m'est interdit, en tant que professeur de sortir avec mes élèves!". Le moi suit le débat et en est tout étourdi. Il s'arrête pour réfléchir, après avoir entendu les exigences contradictoire du ça et du surmoi. D'une part, il serais facile de séduire cette élève puisque je suis un position d'autorité. D'autre part, ce ne serait pas déontologique et professionnel de ma part. Dans se conflit intrapsychiques, c'est au moi à décider du comportement à adopter. Qui sait, peut-être ira-il voir quelques photos de l'étudiante sur Facebook si son profil est public, afin de satisfaire ses pulsions du ça et la moralité de son surmoi !


Les mécanismes de défense :

Selon Freud, les conflits intrapsychique (conflit entre les instances du ça/pulsions et du surmoi/interdit moraux) peuvent créer de telles tensions ou anxiétés que la personne tentera de les minimiser en utilisant des mécanisme de défense, c'est-à-dire des moyens d'empêcher l'angoisse d'atteindre le conscient. À ce sujet, un article intéressant concernant les mécanismes de défense chez les étudiants est disponible à cette adresse.

Source : Psychologie du développement 

Source : Psychologie du développement 
Réponses:  1. Régression  2. Refoulement  3. Rationalisation  4. Intellectualisation  5. Projection  6. Régression  7.Déplacement  8. Déni  9. Refoulement  10. Sublimation 

L'approche béhaviorale

Au début du 19eme siècle John Watson affirma que la psychologie ne pourrais prétendre au statut de science que si les psychologue étudiaient des faits observable et mesurables. Jugeant qu'il était trop difficile d'étudier des motivations et des pulsions inconscientes (comme le faisaient les partisans de l'approche psychodynamique), nombre de psychologue donnèrent raison à Watson. Ils estimaient en effet que le comportement (observable) pouvait s'étudier de manière beaucoup plus objective et scientifique. C'est ainsi qu'apparut aux États-Unis le courant de la psychologie appelé l'approche béhaviorale. 

Le conditionnement répondant ou conditionnement classique : 

Le conditionnement répondant a été mit en lumière par Ivan Pavlov alors qu'il étudiait la salivation chez les chien. Dans cette expérience de Pavlov, le chien associait le son de la cloche (stimulus neutre) à la  nourriture (stimulus inconditionnel), puis il répondait au son de la cloche de la même manière qu'à la nourriture (réponse conditionnelle). 

Un stimulus inconditionnel (SI) est un stimulus qui produit dans l'organisme l'effet désiré (la viande, dans l'expérience de Pavlov);
Une réponse inconditionnelle (RI) est une réponse suscitée par le stimulus inconditionnel (la salivation, dans l'expérience de Pavlov);
Un stimulus conditionnel (SC) est un stimulus neutre qui, par couplage avec le stimulus inconditionnel, en vient à produire un effet semblable (le son de la cloche, dans l'expérience de Pavlov);
Une réponse conditionnelle (RC) est une réponse suscitée par le stimulus conditionnel (la salivation, dans l'expérience de Pavlov) p.24

Source : Psychologie du développement 

La vie quotidienne ne manque pas d'exemple de conditionnements répondants. Ainsi, un enfant qui a été effrayé par un chien se met à pleurer s'il retourne sur les lieux de l'incident : une association s'est faite entre le lieu et la frayeur. Comme le soulignait Watson lui-même, les réponses émotionnelles sont particulièrement faciles à provoquer au moyen du conditionnement répondant, surtout pendant l'enfance.

Le conditionnement opérant : 

Dans le conditionnement opérant, l'organisme apprend qu'un comportement particulier est généralement suivi d'un évènement particulier (évaluer comme agréable das le cas du renforcement et comme désagréable dans le cas de la punition). Si cet évènement est utile (un pourboire, par exemple) ou agréable (comme un compliment), l'organisme cherchera à l'obtenir encore en répétant le comportement. Si l'événement est désagréable (une griffure de chat ou une insulte, par exemple), l'organisme aura tendance à ne pas répéter le comportement. Dans le renforcement, le résultat devrait être évalué comme agréable, ce qui augmente la probabilité de répétition du comportement. Dans le cas de la punition, le résultat devrait être évalué comme désagréable, ce qui diminue la probabilité de répétition du comportement. 

Ainsi, le conditionnement opérant augmente ou diminue la probabilité d'apparition d'un comportement selon la conséquence apprise. 

Schéma du conditionnement opérant

Bien entendu, il y a parfois un des écarts importants entre la théorie et la pratique. Par exemple, les punitions, souvent employées par les parents, ne suscitent pas toujours les réactions attendues, mais plutôt leur contraire. Il faut comprendre que ce qui semble désagréable, comme être envoyé dans sa chambre pour "réfléchir", peut être relativement agréable pour l'enfant qui retrouve là ses jouets ou par l'adolescente qui peut parler tranquillement au cellulaire, sans avoir à participer à la préparation du souper! De la même façon, une réprimande peut parfois être perçue par l'enfant comme une marque d'attention; bien sûr, il devrait préférer recevoir un compliment, mais, de fait, il privilégiera une réprimande à un manque d'attention à son endroit. Aussi, il vaut mieux éviter les punitions trop fréquentes ou trop sévères et utiliser le renforcement plus efficace, des comportements considérés comme désirables (vidéo ci-dessous).



L'approche Humaniste

L'approche humaniste c'est développer en réaction de la vision béhiaviorale, jugeant que l'influence de l'environnement extérieur ne rendent pas compte de la multitude d'influences qui s'exercent au cours de la vie. En effet, selon les humaniste, l'être humain est un être autodéterminé, capable d'exercer son libre arbitre et d'atteindre des buts. C'est un être libre, en mesure de faire des choix réfléchis. sensés et intelligents : Il est responsable de ses actes et tend spontanément à réaliser son plein potentiel. Et c'est également ainsi qu'il perçois les autres.  

La considération positive inconditionnelle :

Pour satisfaire ses besoins et se réaliser, l'être humain doit entrer en relation avec les autres. Or, la réaction des autres peut influer sur son développement. Selon Carl R. Rogers (1902-1987), pour qu'un être humain ait un développement harmonieux, il doit bénéficier d'une considération positive inconditionnelle, particulièrement de la part des personnes significatives dans sa vie, comme ses aprents et ses proches. Le concept de considération positive inconditionnelle de Rogers renvoie au sentiment d'être aimé pour soi-même et de se sentir accepté fondamentalement en tant que personne, même lorsque ses comportements ou les façons d'exprimer ses sentiments laissent à désirer.

Prenon un exemple. Un enfant tire les cheveux de son grand frère qui lui a pris son camion. Quand la considération est conditionnelle, elle peut se traduire par des paroles telles que : " Tu est vraiment méchant d'avoir fait mal à ton frère! Comment puis-je taimer, toi qui est si cruel?" L'enfant ressent alors que l'amour à son endroit est soumis à des "conditions" : il recevra de l'amour à la "condition" d'être tel que les autres veulent qu'il soit et de se comporter d'une manière qui réponde à leurs attentes. Au contraire, le parent qui manifeste de la considération positive inconditionnelle exprimera à l'enfant le message suivant "Toi, je t'aime,. C,est ton comportement en ce moment que je n'appréie pasé" L'enfant qui jouit ainsi d'une considération positive inconditionnelle comprend qu'il est aimé pour ce qu'il est et parce qu'il est lui.

Cependant, pour accepter une personne de façon inconditionnelle, il faut la comprendre avec empathie, c'est-à-dire tenter de saisir comment elle perçoit l'univers qui l'entoure, à partir de son cadre de référence interne (ses connaissances, ses expériences, ses buts, ses aspirations, ses émotions). Soulignons que l'empathie implique à la fois la capacité d'éprouver de l'empathie et la capacité de l'exprimer.

Voyons un exemple. Dans un parc, un enfant vient de perdre son ballon. Il pleure et hurle en le voyant s'élever dans le ciel. Comment le parent qui manifeste de la compréhension empathique pourrait-il réagir pour favoriser chez l'enfant l'apprentissage de la maîtrise de des émotions? Il pourrait prendre en compte sa souffrance et lui dire : "Tu es déçu qu'il se soit échappé, ça arrive souvent avec ces ballons", "Tu es triste qu'il soit parti....On lui souhaite un bon voyage?", "C'est bien compréhensible que tu pleures, tu l'aimais bien, ce ballon". Cette attitude qui consiste à faire preuve de compréhension, sans pour autant partager la souffrance, est de l'empathie. Elle se distingue de la sympathie, qui consiste à ressentir la joie ou la douleur de quelqu'un et à y participer. Or, dans l'exemple fourni, l'adulte ne ressent pas de peine à la perte du ballon. Cependant, il comprend et a de l'empathie pour la peine ou la frustration que ressent l'enfant. 

Cela ne signifie pas qu'il faut laisser un enfant donner des coups ou se laisser insulter par un adulte sous prétexte d'une "compréhension empathique" de la colère ou de la frustration. Il est préférable d'arrêter un enfant qui agit agressivement et de lui dire : "Je comprends que tu sois frustré parce que je t'interdis de faire telle activité, ais cela ne te donne pas le droit de me donner des coups". "Si un adulte nous lance des insultes il vaut mieux l'arrêter et lui dire : "Je comprends que tu sois en colère parce que je ne répons pas à ton souhait mais cela ne te donne pas le droit de m'insulter."

  

Considération positive inconditionnelle :  Je t'aime peu importe qui tu es ou ce que tu fais.
Considération conditionnelle : Je t'aime seulement si tu me rend service, si tu m'inviter à souper, si un client dans un hôpital vomit dans le haricot et non à l'extérieur.  

Congruence et incongruence

-Ce que je pense être (concept de soi)
-Ce que j'aimerais être (soi idéal)



Selon Rogers, il y a congruence s'il y a harmonie entre le concept de soi et le soi idéal ou le concept de soi et l'expérience de vie. Alors qu'il y a incongruence si le concept de sois et le soi idéal ou le concept de soi et l'expérience de vie sont en désaccord. Notons aussi que le développement de la congruence est dépendant d'une considération positive inconditionnelle et que l'absence de congruence peut mener au développement d'une psychopathologie.

La hiérarchie des besoins de Maslow : 


Quelle est la différence entre les besoins d'affiliation et les besoins d'estime ? Le besoins d'estime tient à la reconnaissance de ses pairs, au respect des autres, à leur appréciation, à une bonne réputation, au sentiment d'être valorisé, d'être adéquat, d'être compétent et d'atteindre ses buts. Alors que le besoins d'affiliation et d'amour tient à l'amour, l'affection, l'acceptation, l'amitié, l'intimité, la famille, les relations et les communications chaleureuses et la présence de ceux qu'on aime.